Liaisons Sociales

Publié le par Olivier Bouba-Olga

liaisonssociales.gifPetite interview pour le numéro de mai (n°382, p. 46) du magazine Liaisons Sociales (3,70 euros chez votre marchand de journaux...).

La question posée était la suivante : Les investissements étrangers créent-ils de l’emploi en France ? J’ai répondu oui.

 

Sur la base des données Afii d’abord, qui montrent que la France est attractive, qu’elle attire des projets étrangers, projets qui sont créateurs d’emplois (40 000 emplois créés en 2006). Mais ça ne suffit pas, compte tenu de certains discours qui circulent (voir la réponse de Jean Arthuis à la première question du journaliste dans cette interview à trois).

J'ai donc complété sur la base de ce document de l’Insee, qui montre qu’entre 1993 et 2003, le nombre de salariés employés par des filiales de groupes étrangers a été multiplié par 1,8, pour atteindre 1,9 million. C’est maintenant un salarié sur sept qui travaille pour une filiale de groupe étranger. Autre élément important, le bilan des créations de filiales entre fin 1994 et fin 2003 est positif : il correspond à 100 000 salariés et 4 800 filiales supplémentaires.

Fabrice Hatem, de l'Afii et Gilles Le Blanc, de l'Ecole des Mines sont également interviewés. Avec des angles d'attaque différents, nos avis convergent.

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liger 13/06/2007 16:22

Ancien responsale de l'ACOSS, j'avais travaillé sur la question de la généralisation de la CSG. Le problème de la TVA sociale est différent mais relève d'une problématique voisine. On devait basculer sur la CSG une partie des cotisations sur salaires, à volume constant. Une pétition de principe qui s'est perdue dans les sables. Je crains que ce ne soit la même chose pour la TVA sociale.par ailleurs nos dirigeants actuels, libéraux convaincus, ne sont pas en situation d'éviter que les prix n'augmentent. La fixatin des prix sur le marché ne relève pas de la dynamique que le gouvernement dit vouloir mettre en oeuvre. Là où un produit sera bien placé, pour une raison quelconque, on peut penser que les industriels,ou prestataire de services n'hésiteront pas à maintenir  leurs prix à un niveau élevé. Certes, les prix à la production pourront apparaîtremoins élevés mais un prix à la production, autrement dit un prix de revient comme on disait autrefois n'a jamais été un prix de vente.

Oliv ier COUSSI 16/05/2007 10:22

@ MR :travaillant dans le domaine du développement économique je suis toujours dubitatif sur les grandes déclarations à l'emporte-pièce telle que, et je vous cite, "Bravo, sauf que dès que ces étrangers sont maîtres des lieux, ils conservent bien sur l'outil commercial mais s'empressent de fermer les lieux de production (malgré les "gesticulations" des politiques), ...". car vraiment pour le coup vous MR qui êtes si bien connecté à la réalité vous racontez n'importe quoi et il suffit de regarder les bases de données de toutes les agences de développement économique en France pour s'apercevoir que ce type d'attitude est à la marge ! mais là encore vous relayez une position couramment admise par l'inconscient collectif qui n'a aucune corrélation avec des faits objectifs.Oui les entreprises étrangères créent de l'emploi en France et non elle ne se contente pas de piller le patrimoine national mais elles ocntribuent à l'enrichir, le développer et parfois le sauver !Le dogme est dangereux ...

Ego 16/05/2007 09:35

Evidemment, mon propos était exagéré ! En tout cas, il est vrai que les "jeunes" en question avaient plus de recul (et probablement des idées plus neuves) que les consultants de l'époque qui étaient essentiellement des anciens de l'industrie. Notez par ailleurs que si j'emploie le terme de "business school" ce n'est pas non plus un hasard : je ne parle pas des formations que l'on dispense dans nos écoles de commerce à la française, mais bien de l'enseignement à l'américaine (qui formate nettement moins)

Ego

Melanchthon 15/05/2007 22:41

@ Ego : vous pensez sérieusement que les "jeunes" sortant de business schools n'ont pas de préjugés ?

Ego 15/05/2007 19:41

& MR

Etre proche de la réalité, question à laquelle je pensais qu'on avait coupé court dans les années 60s...

Réponse académique : Faut-il être une vache pour bien comprendre les vaches ? Non ! Justement car une vache n'a pas les capacités qui lui permettent de comprendre sa propre situation = on appelle cela le recul, ou encore l'aptitude à se libérer de tout enjeu social qui nuirait à notre analyse.

Réponse opérationnelle : Le fameux Bruce Hendersen (fondateur du BCG) a montré, il me semble, que l'analyse pouvait être bien meilleure lorsqu'elle était faite par de jeunes tout droit sortis de l'oeuf (de leur business school en fait), car ils ne sont pas perturbés par leurs propres préjugés...

=> Avoir du recul n'a rien de négatif...