Pour trouver les réponses à toutes les questions que vous vous posez sur la crise des subprimes, je vous conseille de lire le billet suivant (en), trouvé via le blog de Dani Rodrik. Pour les non anglophones, si quelqu’un a le temps de traduire, qu’il n’hésite pas à transmettre, je mettrais en ligne. Sur un point complémentaire, lisez également les contributions (en français cette fois) de A.B. Galiani sur le blog d’Alain Lambert. Si les journalistes du Monde avaient lu ces billets, ils auraient évité deux erreurs dans cet article :
* la première (commise dans la plupart des articles que j’ai pu recenser) consiste à ajouter les sommes injectées au jour le jour par la BCE. Le Monde affirme ainsi que la BCE a injecté « plus de 250 milliards d'euros ». En fait, non : les prêts accordés par la BCE sont pour l’essentiel au jour le jour. Exemple purement théorique : la BCE prête 100 lundi matin, se fait rembourser les 100 mardi matin, elle prête de nouveau 90 mardi matin, qu’elle se fait rembourser mercredi matin. Au total, elle a prêté au maximum 100, non pas 190.
* la deuxième, liée à la précédente, consiste à croire que cette injection « a pour effet de provoquer un gonflement de la masse monétaire, donc en totale contradiction avec son discours de vigilance anti-inflationniste ». Ce serait vrai si les prêts étaient de plus long terme. En prêtant de l’argent un jour (et de moins en moins : 95 milliards d'euros le 9 août, 60 le 10 août, 48 le 13 août et 25 le 14 août) mais en les retirant presque immédiatement, elle n’accroît pas substantiellement la masse monétaire. C’est un accroissement plus durable de la masse monétaire qui pourrait conduire à un accroissement des prix, donc à des risques de tension inflationniste.
Jeu concours : quelles autres erreurs d’analyse ont été commises sur le sujet ces jours derniers ?
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Si tout ceci a aussi peu de conséquence que cela, pourquoi les banques centrales ne les utilisent que dans des circonstances exceptionnelles, pour la première fois depuis 2001 ?
Au fait pour info un graph du Credit Suisse extrêmement intéressant qui indique qu'en 2006, les Subprime et Alt-A cumulés ont représenté 40% des emprunts US :
http://www.recharts.com/reports/CSHB031207/CSHB031207.html?ref=patrick.net
Etant donné les conditions extrêmement douteuses dans lesquelles ont été accordé ces prèts, cela ne laisse plus de doutes sur le fait que l'impact final sur l'économie réelle des Etats-unis sera très important.
J'aime bien celle là, surtout le terme économie réel, comme si les emprunts immobiliers ça en faisait pas pas partie
1) qu'est-ce qui permet de penser que ce système de subprime pouvait se terminer par autre chose qu'une catastrophe
2) quelle est la différence entre une subprime et une escroquerie comme la cavalerie
merci
1- par définition, les subprims sont des placements plus risqué. Normalement le taux plus élevé compense les risques, mais les risques ont étaient sous évalués, donc perte...
Le problème c'est qu'il y a des clients en faillite (15% environ d'après certaines info) mais que personne ne sait qui a ses portefeuilles de crédit foireux. Les produits financiers ont étaient trafiqué et échangé, beaucoup de banques en ont dans leurs caisses.
2- c'est pas une escroquerie pour ceux qui obtiennent les prets, puisqu'une bonne partie en profite (on peut bien sur critiquer cette politique du tous proprio), par contre ça pose un problème de diligeance pour ceux qui on donné des prêts à des clients pas solvables et qui se sont débarassé de ses crédits génants ....
Le machin sur l'euro fort qui freine les exportations, également, je trouve cela un peu douteux. Faudrait l'annoncer à l'Allemagne, qui apparemment s'en sort pas trop mal. Evidemment, le Monde ne fait que transmettre un avis que les politiques et "spécialistes" émettent, mais bon... le fait qu'ils placent cela en exergue dans leur article me semble étrange.
Sinon, je trouve très peu honnête de votre part le fait d'oublier le traitement d'une nouvelle très importante, peut-être la plus satisfaisante de l'été sur le plan économique : la non-imposition, jusqu'à 25 ans et dans une limite de trois fois le SMIC mensuel, des étudiants.
On peut pas dire, tout de même, que Sarkozy ne fait rien pour nous. Je l'ai annoncé à mon comptable et ma secrétaire qui étaient ravis de cela, et on a débouché tous les trois le champagne pour l'occaz'.
Respectueusement,
AJC
Voici schématiquement la position des banques à l'heure actuelle. L'explication, une peur, celle d'être l'une des "subprimes victimes".
En effet, tous savent que ces prêts hypothécaires consentis à des ménages peu solvables seront à l'origine de moins values, mais nul ne sait exactement s'il est directement concerné.
La "titrisation" de ces créances et leur répartition au quatre coins du globe, avaient vocation à diluer les risques, afin de les minimiser
Cette pratique, au contraire en a crée un. Un risque invisible et impondérable car il relève de la psychologie, des réactions successives des opérateurs de marché, et son lot d'incertitudes - "la meilleure des choses pour anéantir la confiance".
Ainsi, les pertes inhérentes à la chute des bourses mondiales résultent davantage des craintes d'être contaminé que de la maladie en elle même. L'apaisement nécessite donc un placebo réconfortant.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-946455,0.html
On atteint ici les records d'incompétence : passe encore de ne pas savoir qu'une crise des subprime couvait, mais dire que personne ne savait... Désolée, OBO, mais cela ne me donne pas le coeur à un jeu concours.