économistes en vidéo

Publié le par Olivier Bouba-Olga

Philippe Moati, d'abord (j'en avais parlé ici et ), qui réagit aux propositions Attali de libéralisation de la grande distribution :



Philippe Moati, toujours, sur le décalage pouvoir d'achat perçu et pouvoir d'achat mesuré. Pour le rapport complet, voir ici.



Camille Landais, enfin, sur La vie des idées, qui explique pourquoi il y a, en France comme ailleurs, des riches de plus en plus riches. Je n'ai pas pu remettre la vidéo sur mon blog, pour la visionner, cliquez ici.

Publié dans Divers

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Real 17/02/2008 18:32

Desole pour le delai   mais je ne retrouvais plus ma modestie...Mes remarques sur la premiere interview:- Mr Moati nous dit que les prix ne baisseront pas car si les consommateurs se reportent davantage sur les marques de distributeurs (MDD), cela n'aura pas d'effet sur la baisse des prix. Le prix des MDD sont environ 20% moins chers que ceux des grandes marques. Sachant que les MDD representent en general un tiers des ventes en alimentaire (sauf chez Casino ou le ratio est plus eleve), il y a de fortes chances que le pouvoir d'achat s'ameliore , et c'est bien de cela qu'il s'agit. Moati nous dit que les distributeurs vont augmenter les prix des MDD pour compenser les pertes de marges suite a la baisse des prix des grandes marques. C'est oublier que les marges des distributeurs sur les MDD sont bien superieures a celles sur les grandes marques et qu'il est essentiel de maintenir l'ecart pour assurer la poursuite du processus de substitution. Les grandes marques innovent...pas les MDD et c'est pour cette raison qu'un ecart devra toujours exister .- sa defense du petit commerce urbain  qui devrait souffrir de la baisse de prix  est plutot mal placee. En effet, les marges de la distribution en zones urbaines sont parmi les plus hautes du secteur (il suffit d'analyser les comptes du groupe Casino) et savez-vous pourquoi: parce que les prix y sont tres eleves...- on n'a pas besoin d'un nouvel acteur pour que la concurrence s'intensifie contrairement a ce que pretend Moati. Les 5 grands acteurs peuvent se faire une concurrence feroce sur les prix comme l'a bien montre l'inflechissement recent de la loi Galland. Une liberalisation complete  ne ferait que qu'intensifier cette concurrence. Dire que le marche francais est sature est incorrect car les grands distributeurs ne se font pas une concurrence frontale dans toutes les regions de France. Savez-vous que Carrefour n'a pas de presence en Alsace. En outre de nouveaux acteurs rentrent sur le marche francais. Lidl , pour ne citer que lui, est le plus agressif avec 4 % de part de marche pour le moment et un plan strategique qui a des chances d'etre revu en hausse si la liberalisation du secteur s'accentue.

Ozenfant 14/02/2008 09:26

@Emmeline,Oui, bien sûr !  Et alors ?Seriez vous assez aveugle pour confondre le gros Serge avec le bigleux Philippe ?Je pense donc je doute (Descartes)... vous connaissez ?

Charles 13/02/2008 20:18

BonjourJe voudrais réagir à la troisième vidéo proposée, celle sur les riches qui deviennent de plus en plus riche, si c'est possible. Je l'ai trouvé très intéressante et ça rejoint par ailleurs une conférence récente que j'ai vue de Thomas Piketty sur l'importance nouvelle du capital dans les fortunes par rapport au travail.Je me demandais dans quelle mesure l'enrichissement spectaculaire d'une minorité de riches est problématique d'un point de vue économique et social, à partir du moment où tout le monde s'enrichit? Je demande ça parce que c'est le contre-argument classique de tous les libéraux : si un système permet à tout le monde de s'enrichir, alors il n'y aurait aucun problème à ce qu'une minorité s'enrichisse proportionnellement plus que le reste.Cet argument me chiffone : pour moi, à partir du moment où les inégalités augmentent, l'enrichissement général n'est plus perçu par les gens et deviens source de tensions sociales. Mais c'est une question de ressenti social.Est-ce que M. Bouba-Olga aurait des arguments plus économiques sur les éventuels problèmes (ou l'absence de problème) que cet enrichissement  exponentiel d'une minorité susciteraient. Ainsi, à la fin de la vidéo, l'intervenant explique que les pays les plus inégalitaires (anglo-saxons) sont aussi ceux où la mobilité sociale est la plus faible (ce que j'ignorais, croyant bêtement au fond de vérité du mythe américain). Est-ce que la tendance actuelle ne serait pas à la création d'un capitalisme de rentiers, où la classe richissime se fermerait, entraînant la perpétuation des patrimoines au détriment de l'innovation et la fin de la motivation du profit dans l'ensemble de la population?Merci.

Olivier Bouba-Olga 12/02/2008 06:35

@ Real : j'adore la modestie de vos propos... Passons. Pourriez-vous préciser les "erreurs factuelles" commises par Moati?

Emmeline 11/02/2008 22:02

@ Ozenfant et Jaggy : il s'agit de Philippe Moati, économiste, et non pas de Serge, documentariste... merci pour eux.Ozenfant, l'immobilier n'est nullement "oublié" par l'Insee, qui en tient compte dans le calcul de l'indice des prix à la consommation. En revanche, on peut arguer que les 14 % (soit 1/6) pour lesquels il y figure ne sont pas représentatifs, surtout pour les ménages moins favorisés.