Changement climatique : faut-il acheter local ?

Publié le par Olivier Bouba-Olga

Idée souvent entendue : pour lutter contre le réchauffement climatique, il faut acheter ses produits localement, ce qui réduira le transport des produits, et donc les émissions de gaz à effet de serre.

Une étude américaine, qui estime les émissions pendant le transport mais aussi pendant la phase de  production des biens, nuance fortement ces préconisations : 83% des émissions se font pendant les phases de croissance et de production des biens, contre 11% qui viennent du transport dans son ensemble, et seulement 4% du transport entre distributeur et acheteur (ce qui est la part sur laquelle le fait d'acheter localement a un impact).

Autre résultat de l'étude : tous les biens ne conduisent pas aux mêmes émissions. Les produits les plus néfastes sont la viande rouge et les produits laitiers. Dès lors, vous réduirez bien plus votre empreinte carbone en mangeant moins de ces produits, et plus de poulet, de poisson et d'oeufs, qu'en achetant vos produits localement
.

Vous me direz : certes, certes, mais acheter localement, ca fait quand même gagner un petit peu quelque chose... Ben non, pas toujours : dans cette présentation des résultats de l'étude précédente, on apprend qu'un britannique soucieux de l'environnement a plus intérêt à acheter des tomates ou des laitues importées d'Espagne, que d'acheter celles produites sous serre au Royaume-Uni, dès lors qu'on prend en compte les émissions pendant l'ensemble du cycle de vie des produits, et pas seulement pendant la phase finale de transport.

(via
Marginal Revolution)

Publié dans Environnement

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Samir Mashouka 10/08/2008 17:47

M. Bouba-Olga.Le problème des produits non-locaux, c'est pas tant leur émission de GES mais plutôt leur coût énergétique. Avec une raréfaction des ressources pétrolières, il reste tout de même préférable d'acheter local, pour éviter d'avoir 1 litre de pétrole derrière chaque kilo de nourriture.Après vous oubliez de le dire : il faut acheter local, et surtout de saison, l'un sans l'autre n'a aucun sens. Après il faudrait manger beaucoup moins de viande. On garder une bonne santé et n'en manger que 4 fois par semaine (voire être végétarien), si tout le monde faisait ça non seulement on diminuerait l'émission de GES, mais on utiliserait nettement moins de terres (80% des céréales nourrissent l'élevage), et donc on atténuerait l'érosion des sols, on diminuerait le recours aux OGM, et il serait donc envisageable de généraliser le bio.

Mirr 10/07/2008 14:29

Tonio : une étude de la FAO montre que l'on pourrait faire manger l'ensemble de la planète bio sans trop de problèmes.Par contre, je ne saurais pas retrouver cette étude ni donner plus de précisions, mais je suis sûr qu'elle existe.

Beurk 27/06/2008 15:59

Franchement, aller comparer des tomates cultivées sous serre avec des tomates importées, c'est une façon de biaiser le résultat. Une étude sérieuse mettrait en balance des fruits et légumes de saison achetés localement et une alimentation importée. C'est oublier aussi qu'acheter localemetn favorise une agriculture moins intensive.

Thibaut 13/06/2008 18:33

Pour manger écolo, il faut surtout manger peu de viandes et beaucoup de légumes frais et de saison en France!

Johan 12/06/2008 22:05

Ca me parait un peu simpliste que de réduire l'intérêt à acheter local à la simple réduction de CO2 ... l'exemple sur le stomates espagnoles est quelque peu déplacé lorsque l'on sait les conditions dans lesquelles elles sont produites ( terres imbibées de pesticides, sans eaux pluviales à cause des serres qui recouvrent des hectares de l'andalousie)... Il faut aussi comparer ce qui est comparable: on ne oeut comparer de sproduits bio aux autres (les autres sont effectivement moins chers à l'achat et pourtant plus chers par rapport à la valeur même du produit, d'autant plus que des couts ne sont pas compris dans ceux là comme les cout de dépollution)