Nouvelle leçon !

Publié le par Olivier Bouba-Olga

nouvelle leçon d'économie sur le blog d'Alain Lambert :
"Quant aux comparaisons internationales, elles suggèrent qu'un degré de protection de l'emploi trop important développe un sentiment paradoxalement d'insécurité de l'emploi chez les salariés"
Sans trahir son auteur, on peut donc en déduire une nouvelle proposition, ayant valeur de loi économique fondamentale : protection = précarité.
On se rappelle des lois économiques présentés dans le précédent billet :
Loi Dassault : précarité = emploi
Loi Villepin : CPE=anti-précarité

Déductions :
protection=précarité (loi Lambert) =emploi (loi  Dassault)
CPE=anti-précarité (loi Villepin) =chômage (loi Dassault)

on combine tout ça :
CPE=anti-précarité=protection=précarité=emploi=chômage...

pftt, c'est dur l'économie...

Publié dans Croissance

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wowgold 06/10/2007 15:59

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Alain Lambert 01/04/2006 14:08

Rassurez-vous je ne donne aucune leçon d'économie, je n'aurais d'ailleurs aucune légitimité pour le faire puisque ce n'est pas ma formation initiale. J'observe l'économie depuis de nombreuses années, tant au plan professionnel, qu'au plan de mes engagements politiques depuis 15 ans. Puis, je fréquente de nombreux économistes d'opinions différentes. Je constate simplement que l'importance d'une protection ne lève pas les craintes ou les appréhensions, mais les accroit plutôt. On ne peut ne pas partager cet avis sans pour autant m'accuser de malhonnêteté intellectuelle. Quant aux études dont je fais état, je ne les invente pas, souvent on me les a communiquées et j'en informe, laissant à chacun le soin d'aller à leur source et de se faire sa propre idée sur leur pertinence. Lorsque je ne réponds pas ce n'est jamais pas indifférence ni encore moins par mépris, mais il m'est difficile de mener tout de front. Citez-moi les collègues exerçant les mêmes mandats que moi et qui se rendent plus disponibles, je prendrai conseil auprès d'eux. Puis enfin, il est vrai que la tonalité des échanges est devenue plus brutale en raison des désaccords sociaux. Or je n'aime pas la polémique et je préfère m'en soustraire. Voilà, cela étant, j'apprécie beaucoup les débats contradictoires car on apprend beaucoup. Y ajouter un petit zeste de courtoisie les rend encore meilleurs. Bon courage à vous. Cordialement,

Olivier Bouba-Olga 01/04/2006 15:34

D'abord merci de prendre le temps de poster un commentaire par rapport à mon propre commentaire !quelques réactions sur vos propos :"Lorsque je ne réponds pas ce n'est jamais pas indifférence ni encore moins par mépris, mais il m'est difficile de mener tout de front. Citez-moi les collègues exerçant les mêmes mandats que moi et qui se rendent plus disponibles, je prendrai conseil auprès d'eux. " je comprends tout à fait. Le fait que vous preniez le temps de réagir ici montre que vous jouez le jeu plus que d'autres..."Je constate simplement que l'importance d'une protection ne lève pas les craintes ou les appréhensions, mais les accroit plutôt." Beaucoup moins d'accord. Ok, au delà d'un certain point "trop de protection tue la protection" (pour actualiser Laffer). On sait qu'il existe un dualisme sur le marché du travail, mais en proposant ce type d'analyse, on culpabilise les personnes mieux protégées en sous-entendant en gros que c'est de leur faute si d'autres souffrent (les "méchants" protégés ne veulent pas revenir sur leurs "avantages acquis"). De mon point de vue (et je peux argumenter sur la base de tout un ensemble d'études), le problème n'est pas là : les victimes du chômage sont avant tout des personnes qui n'ont pu accumuler suffisamment de capital humain et social pour s'insérer. 160 000 jeunes sortent du système éducatif dans qualification. Ce sont eux les "outsiders", eux qui sont les premières victimes du chômage. La faute n'incombe pas aux "insiders", mais à l'incapacité du système d'éducation et de formation à ne pas les faire décrocher (étant entendu que les solutions ne sont pas simples...).Sur les études que vous citez : je suis désolé, mais quand vous stigmatisez les français en soulignant le fait qu'ils sont contre l'économie de marché, vous déformez les résultats de l'étude sur laquelle vous vous appuyez. Et, ce faisant, vous vous trompez dans le diagnostic. Les préconisations qui pourraient s'ensuivre seront donc éronnées... Les Français ont accepté et participent depuis longtemps au développement du capitalisme, mais le capitalisme a différents visages. On peut  être dubitatif vis-à-vis du capitalisme à l'anglo-saxonne sans être pour autant anti-capitaliste. On peut être en quelque sorte alter-capitaliste...Cordialement,

Michel 29/03/2006 19:13

Olivier,
Vous êtes effectivement sur votre Blog et vous y écrivez ce que  bon vous semble. Cependant vous vous positionnez en universitaire spécialiste d'économie, et ce faisant, vous faites implicitement appel à un argument d'autorité. Je constate simplement un décalage entre cette posture et le ton polémique de nombre de vos messages. Sans avoir fait d'analyse fine, vos points de vue semblent politiquement assez orientés. En parcourant les commentaires, je note que beaucoup de vos lecteurs sont du même bord que vous. Dans ces conditions, il est difficile de débattre.
Pour information, je participe assez régulièrement au Blog d'Eric Dupin.

Olivier Bouba-Olga 30/03/2006 09:02

je ne tiens surtout pas à ce que mon statut social laisse à penser que dès que j'ouvre la bouche, la vérité en sort... j'essaie sincèrement de toujours argumenter, en m'appuyant sur des données statistiques et/ou en renvoyant à des documents complémentaires. Qu'ensuite, en fonction de l'état du débat et surtout des connaissances, je considère qu'une interprétation est plus recevable qu'une autre, je ne pense pas que cela revienne à dire que j'oriente le débat. L'économie a toujours été, est et restera politique, au sens noble du terme.S'agissant du chômage des jeunes, par exemple, mon objectif était avant tout de dire que le taux de chômage ne veut rien dire pour les jeunes. Je pense que mon argumentation et solide et je n'ai pas eu d'objection sur le fond. Je me situe donc au niveau du diagnostic, et je dénonce les erreurs de diagnostic parfois commises. Ceci ne conduit pas nécessairement à rejetter le discours libéral : les libéraux sont d'accord avec ce point, et propose, sur cette base, une généralisation du CNE à tous les salariés. Moi, je considère que le problème est ailleurs (problème de croissance + problème d'employabilité des personnes non qualifiées). C'est à ce niveau que le débat doit se situer.De plus, je ne suis pas responsable des idées ou penchants des lecteurs de ce blog, je suis ouvert à toute discussion avec des personnes de toute tendance, pourvu  qu'il s'agisse d'échanger sur le fond.Enfin (!), merci pour l'info sur le blog d'Eric Dupin, j'irai le consulter, peut-être pourront nous nous y retrouver !Cordialement,

enzo d'aviolo 29/03/2006 14:48

1) vous n'avez à mon avis aucune autorisation à demander pour écrire quoi que ce soit sur votre blog.
2) vous n'avez pas l'habitude d'avoir ce type de commentaire, mais il est à mon avis conseillé d'éviter d'y répondre pour ne pas perdre votre temps.
amicalement.

Olivier Bouba-Olga 29/03/2006 15:06

merci, vous avez certainement raison... Comme c'était le premier du genre, je me suis senti obligé de répondre... mais ca ne sert sans doute pas à grand chose !

Michel 28/03/2006 14:01

"Sans trahir son auteur, on peut donc en déduire ...."
Déformer la pensée de l'autre, est justement ce que vous faites après les pointillés.  Et si vous n'êtes pas d'accord avec Alain Lambert argumentez donc sérieusement avec lui sur son Blog.  Amusez vous, mais ce que vous faites n'est pas sérieux, et n'est pas digne d'un universitaire.
Car c'est avec l'autorité de l'universitaire que vous vous présentez sur votre blog: "Olivier Bouba-Olga Blog d'un économiste qui suit et commente l’actualité". 

Olivier Bouba-Olga 28/03/2006 14:24

@ Michelje ne crois pas trahir Alain Lambert, il explique bien que trop de protection renforce le sentiment d'insécurité des salariés. Dans ce billet, je critique Alain Lambert avec humour (en tout cas j'essaye...), dans d'autres billets, j'explique de manière plus académique pourquoi la forme de flexibilité que l'on nous préconise (car il en existe plusieurs formes) n'est pas, de mon point de vue, pertinente.Pour info, je lis régulièrement le blog d'Alain Lambert. Je lui ai d'ailleurs adressé un commentaire par rapport à l'assertion que je reprends, en lui demandant sur quelles études il s'appuyait pour affirmer cela. Je n'ai pas eu de réponse. Dans un des commentaires plus haut, Econoclaste me renvoie à un article d'Economie et Statistique. Sur le site Econoclaste, un billet a d'ailleurs été posté sur cette question je crois, qui montre que l'interprétation d'Alain Lambert de cette étude est plus que sujette à caution...Bref, pour faire court : i) ceci est un blog, autorisez moi de temps en temps à faire un peu d'humour, ii) en tant qu'universitaire, je crois avoir une certaine déontologie, qui me pousse à argumenter mon point de vue autant que faire se peut, comme, je pense, vous pourrez le constater dans les autres billets, iii) j'attends donc vos remarques et critiques éventuelles aux billets plus sérieux, étant entendu que je pense sincèrement que l'on ne peut que s'enrichir en confrontant nos idées.