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Je suis Professeur des Universités en Aménagement de l'Espace et Urbanisme à la Faculté de Sciences Economiques de l'Université de Poitiers et chargé d'enseignement à Sciences Po Paris (premier cycle ibéro-américain). Le but de ce blog est de commenter l'actualité économique et politique, pour montrer que les économistes peuvent parfois produire des analyses utiles.

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Vendredi 7 novembre 5 07 /11 /Nov 08:38

Nouvel exemple de relocalisation, de l'entreprise Geneviève Lethu :

La marque Geneviève Lethu, spécialiste des arts de la table, fabrique de nouveau des couteaux, des torchons et des nappes en France. La part de ses collections fabriquées en Asie est ainsi passée de 40 à 10%. Une "relocalisation" que de plus en plus d'entreprises françaises choisissent. En prenant en compte non seulement la qualité des produits mais aussi des arguments purement économiques.
Des couteaux fabriqués à Thiers peuvent revenir 20% moins chers que les mêmes produits fabriqués en Asie. Dans les Vosges, le linge de maison est au même prix que celui tissé à l'autre bout de la planète. Si la marque Geneviève Lethu, spécialiste des arts de la table, a décidé de fabriquer de nouveau des couteaux, des torchons et des nappes en France, et de baisser dans le même temps de 40 à 10% la part de ses collections fabriquées en Asie, c'est avant tout pour des raisons économiques. Ce qui explique que d'autres entreprises françaises s'engagent dans cette voie, celle de la "relocalisation".
En Asie, le prix de l'énergie et des matières premières a bondi au cours des derniers mois. Le transport jusqu'en Europe devient moins rentable, coût du pétrole oblige. Surtout, avec la crise, les entreprises ont de moins en moins intérêt à avoir des stocks importants à financer pendant plusieurs mois.
La "relocalisation" permet aussi de contrôler au plus près la qualité des produits. C'est enfin pour ces entreprises une manière de retrouver l'étiquette "Made in France". Un plus pour la clientèle française mais aussi étrangère.

J'insiste une fois de plus : les délocalisations et les relocalisations ne pèsent pas autant qu'on l'imagine. Inutile donc, sur la base de quelques exemples, de monter trop vite en généralité. Mais l'analyse de ces cas permet de montrer la complexité des choix de localisation des entreprises. Ceux-ci dépendent des différentiels de coût du travail, de productivité, de qualité, de réactivité, des coûts de la coordination à distance, etc. De l'ensemble de ces éléments et de leur dynamique, parfois difficiles à anticiper, d'où la révision de certains choix.


Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Délocalisations
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