La société de défiance

Publié le par Olivier Bouba-Olga

Critique forte, bien argumentée et très convaincante, de l'ouvrage de Yann Algan et Pierre Cahuc, La Société de défiance : comment le modèle social s’autodétruit, par Eloi Laurent, sur la Vie des Idées.

L'ouvrage d'Algan et Cahuc avait pas mal défrayé la chronique. Voir notamment  la réaction de Blanchard, ou encore une critique de Nathalie Georges ,ainsi qu'un billet sur le blog d'Etienne Wasmer.
L'analyse critique d'Eloi Laurent va plus loin me semble-t-il, tant elle met en évidence des problèmes méthodologiques de base.

Publié dans Divers

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gregle 16/01/2010 15:57


Je vous conseille cette conférence passionnante de Yann Algan sur le même thème et en 25 minutes ! http://www.les-ernest.fr


juju 21/01/2009 19:08

Je viens de lire Algan Cahuc puis Laurent. Tout à fait d'accord avec ce dernier. C'est assez étonnant de voir un argumentaire aussi léger estampillé "centre pour la recherche économique et ses applications"...

jmdesp 16/01/2009 19:11

J'ai juste survolé la critique mais le papier n'avait fait fait autant de bruit à l'époque, que parcequ'il exprimait une idée que beaucoup de monde avait déjà plus ou moins en tête, sans l'avoir jamais formulé de manière aussi claire ou aussi grand public, Wasmer ne signale t-il pas justement qu'il avait déjà remarqué des éléments un peu similaire dans un article sur Libération ? http://www.liberation.fr/tribune/010167641-2007-le-defi-de-la-mefiance Eloi laurant a raison de souligner les limites de l'essai de Algan et Cahuc, ainsi que leur tendance à tomber dans une autre travers tout aussi français, le catastrophisme, mais il serait vraiment anormal que son essai soit utilisé pour dénier l'intérêt du problème soulevé par Algan et Cahuc sur le rôle destructeur du manque de confiance en France.

OS 15/01/2009 00:18

Critique très intéressante, et vraiment forte de l'opus d'Algan et Cahuc. Je suis surtout d'accord avec lui lorsqu'il dit, à la fin, qu'en réalité cet ouvrage a un background moralisateur et qu'il ne parle pas, en réalité, de la confiance.J'ajouterais, et sans dire que les auteurs ne se définissent que par ce trait là, qu'on nage là en plein "délire" conservateur. J'irais même jusqu'à dire qu'on est dans l'argument d'autorité, dans la mesure où les auteurs, de par leur démarche maladroite, tentent de justifier un point de vue moralisateur et moraliste de la société (un point de vue finalement très politique) par une démarche qui se veut a priori scientifique.Que Algan et Cahuc soient des conservateurs est leur liberté la plus totale. Mais qu'ils l'assument publiquement, plutôt que de proposer des "théories" aussi fumeuses et surtout, on le voit, aussi peu au fait des règles métholodologiques les plus élémentaires...