Sarkozy et la Mondialisation

Publié le par Olivier Bouba-Olga

Nicolas Sarkozy a donc livré sa vision de la mondialisation dans une interview aux Echos du 10 novembre, puis dans son discours de Saint-Etienne le même jour.

Patchwork étonnant d’éléments de diagnostic et de propositions de Nicolas Sarkozy autour de la mondialisation. Résumer l’essentiel de son propos, comme je pensais le faire, est impossible. Il est selon les cas pro, alter ou anti-mondialiste. Il propose des mesures parfois libérales, parfois anti-libérales. Aucune cohérence, aucune hiérarchie dans les problèmes, aucun raisonnement à plus d’un coup.

Juste deux régularités.

La première consiste, en matière de diagnostic, à considérer que l’on est toujours dans un jeu opposant les bons et les méchants :

* les méchants français qui ne veulent rien faire, qui brûlent des bus, etc… et les gentils français qui bossent dur et voudraient travailler plus pour gagner plus, être moins imposés pour ne pas s’expatrier, etc…

* les méchants patrons voyous qui délocalisent, veulent faire monter les actions sur le Cac40 et les gentils chefs d’entreprise qui sont désespérés par les 35 heures,

* la gentille France et les méchants étrangers qui font du dumping fiscal/social (PVD), qui taxent les produits étrangers plus que leurs produits nationaux (US), qui profitent des subventions de l’UE (pays de l’Est)

* etc, etc…

La deuxième régularité consiste, sur cette base, à prendre ces pseudo-problèmes bien populistes un par un pour avancer une réponse qui a toutes les apparences de l’évidence, sans s’interroger sur les conséquences en chaîne des décisions prises, sur les interdépendances entre les différents problèmes, etc. Bref, la stratégie du hérisson de la fable, poussée à l’extrême.

Chez certaines personnes, le cerveau est un organe vestigial.

Publié dans Politique

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yorasta 19/11/2006 07:20

salut plus je  parcour les blog politique je ne trouve pas de reponce ils est facil de critique mais plus difficil de trouver les bonne reponce je suis anti sarco pour d autre raison que sa politque econnomique . Je travaille pour un artisan et les 35h je connais pas alors si on ne m enleve plus de charge sur les 17h 20h  sup par mois j en ferais plus  tout n ai pas mettre a la poubelle chez sarco!!!!!!!!!!!! enfin si on regarde bien il a aussi de bonne idee ce c...............si y en a qui on de meilleur idee qu il se presente !!!!!!!!!!!je suis alter modialiste et me s en citoyen du monde je fait des mission humanitaire et les petit probleme des francais vous semble ridicule des foix le nombrilisme de la population oxidental me fait peur j ai honte pour vous qui ne voyer que votre nombrile le monde est grand mais les gens qui la peuple on de petit esprie pour un majoriterje ne trouve pas ma place dans cette societer qui va changer ca ???????????en politique il n en sont qu a l europe et ils n arrive pas  s entendre moi je dit on est dans la merde

vulgos 13/11/2006 11:34

"Ce qui est le plus grave, c'est que le modèle de développement économique néo-libéral s'effondre en ce moment aux USA, mais qu'il se trouve encore une bande de charlots en France pour le défendre."A vrai dire, le libéralisme que défendent les néo-libéraux est mort en 1914 (grande guerre puis suffrage universel, confirmation en 1929) mais récemment ils ont réussit à faire croire le contraire pendant deux décennies.

Professeur Couillon 12/11/2006 01:33

"organe vestigial" : c'est joliment trouvé.Encore, pour qu'il soit vestigial, faut-il qu'organe il y ait.

le petit caporal 11/11/2006 17:19

D'après Sarkozy, "En France, l'Etat est trop endetté, mais les particuliers ne le sont pas assez." Alors c'est donc ça... ben moi qui croyait les gens de droite qui répètent sans arrêt que les Français sont au bord du gouffre à cause de la dette de l'Etat ! Au moins, avec Sarkozy, c'est clair : il ne faut pas réduire l'endettement des Français. Surtout pas ! Non, il faut simplement que l'Etat repasse sa dette aux ménages. Comme en Grande-Bretagne et au Etats-Unis, où le moindre évènement de la vie (études, maladie, divorce...) conduit obligatoirement à l'endettement personnel. Ce qui est le plus grave, c'est que le modèle de développement économique néo-libéral s'effondre en ce moment aux USA, mais qu'il se trouve encore une bande de charlots en France pour le défendre. Vivement demain, tiens...

Libéraoïdal 11/11/2006 07:37

J'entends bien que vous vous exprimiez ici à titre personnel, mais...En considérant que vous ne semblez pas vous considére comme un simple enseignant, je pensais naïvement que l'intérêt de financer à fonds perdus les universités était d'attendre de ceux qu'ils forment des argumentaires réfutables, mais si possibles informatifs, relatifs à des questions.Du moins, pour les universités ne se donnant pas pour vocation de contribuer au progrès par la fourniture de solutions opérationnelles à des questions qu'ils peuvent éventuellement définir ?En considérant que le besoin est certainement d'autant plus important qu'il semble, que ceux qui font justemment profession, au FMI, à l'OCDE ou à la Commission de founir des argumentaires économiques raisonnés à des questions soient contaminés par un certain mode de pensée unique.