France 3 Poitou-Charentes : debriefing

Publié le par Olivier Bouba-Olga

Retour sur l'émission enregistrée hier, annoncée dans ce billet. Elle devait être est disponible sur le site, il n'y a, pour l'instant, que les vingt dernière minutes. Guénolé Seiner m'a indiqué par mail que ce serait réparé aujourd'hui dimanche ou demain lundi.

Je ne m'étends pas sur ma prestation (n'hésitez pas à commenter!), j'ai essayé de faire passer 2 ou 3 idées :
i) les délocalisations pèsent globalement peu mais localement (certains secteurs, territoires, niveaux de qualification) beaucoup,
ii) il y a des choses à faire en termes d'anticipation des problèmes et d'accompagnement des personnes les plus touchées,
iii) l'industrie française a un avenir, qui ne se limite pas aux pôles de compétitivité.

Sur la prestation des politiques :
i) sur la forme, les représentants LCR et PS ont été de mon point de vue plutôt bons. Les autres plutôt moins bons. J'ai été surpris de voir à quel point on pouvait lire sur mon visage ce que je pensais des propos (particulièrement calamiteux, je ne m'étends pas, jugez par vous-même) de la représentante de l'UMP. Désolé pour elle...
ii) sur le fond :  Fountaine est sans conteste celui qui connaît le mieux l'économie (sa double expérience de politique et de chef d'entreprise expliquant sans doute cela). Je pense qu'il a aussi plus l'habitude des plateaux télé. On peut notamment admirer ses réponses aux questions du journaliste relatives aux propos de Ségolène Royal : il semblerait que Jean-François Fountaine ne partage pas certaines propositions de la candidate socialiste, par exemple celle "d'interdire les délocalisations d'entreprises de marques faisant des bénéfices", mais il nous a sorti une réponse savoureuse permettant de ne pas contredire la candidate sans renier pour autant ses convictions. Difficile exercice d'équilibriste!

Bref, si on m'avait demandé de voter  pour un des politiques présents, j'aurais sans doute voté pour Fountaine. Mais j'insiste : voter Fountaine ne signifie pas voter Ségolène...

Publié dans Territoires

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sally 18/03/2007 12:36

Pauvres commentaires....au moins on sait pour qui vous votez!Vous jugez Mme Morvant sur la forme.....désolée qu'elle ne soit pas habituée aux plateaux télé mais un candidat n'est pas un acteur ou un animateur!C'est vrai que Mme Royal a réussi grâce à son image et une super équipe de pros en com mais est-ce cela que l'on attend d'un élu?Fountaine....oh oui la gauche caviar dans toute sa splendeur (moins que Bono tout de même)! Pour votre info :  
 

Les programmes de Ségolène Royal et de François Bayrou en matière de travail aboutiraient à des suppressions d'emplois, tandis que celui de Nicolas Sarkozy permettrait d'en créer entre 160.000 et 200.000, selon les calculs de l'institut COE-Rexecode publiés jeudi.
 

Le COE-Rexecode, institut de recherches économiques réputé proche du patronat, a établi un comparatif de l'impact économique des mesures de ces trois candidats à la présidentielle concernant le travail qu'il met en ligne sur son site www.coe-rexecode.fr.
 

Il est arrivé à la conclusion que les mesures promises par le candidat centriste, François Bayrou, auraient au final un impact négatif sur l'emploi: la baisse des cotisations sociales sur les heures supplémentaires qu'il propose permettrait de créer 80.000 emplois, et les deux emplois nouveaux sans charges promis dans chaque entreprise en créeraient 90.000.
 

Mais la concentration des allègements de charges sur les PME et sur les bas salaires en détruirait 230.000. Le solde serait donc de 60.000 emplois en moins avec le programme Bayrou, et grèverait la croissance de 0,2 à 0,5 point.
 

Les mesures de la candidate socialiste Ségolène Royal détruiraient 80.000 emplois: 30.000 liés à la suppression du Contrat nouvelles embauches (CNE) et 50.000 liés à la hausse du Smic. La croissance y perdrait 0,5 point. Les emplois tremplins, dont l'impact n'est pas calculé, seraient "positifs à court terme et négatifs à long terme".
 

En revanche, selon le COE-Rexecode, le programme du candidat UMP Nicolas Sarkozy permettrait, à travers la détaxation des heures supplémentaires, de créer de 160.000 à 200.000 emplois et de gagner 1 à 1,3 point de croissance supplémentaire.
 

L'institut revient aussi sur les chiffrages des programmes des candidats. Celui de François Bayrou aurait un coût brut de 6,5 milliards d'euros, celui de Ségolène Royal de 35 milliards d'euros, et celui de Nicolas Sarkozy permettrait de dégager un excédent de 300.000 euros grâce à des économies.
 

Le COE-Rexecode, qui précise qu'il s'agit d'ordres de grandeur, diffusera dans les prochains jours sur son site un volet consacré aux finances publiques dans les programmes.
 

   
 

Olivier Bouba-Olga 18/03/2007 17:09

* si vous savez pour qui je vote, n'hésitez pas à me faire passer l'info : je ne le sais pas encore moi-même
* sur les problèmes de forme, c'est ce que je dis dans mon billet. Je ne considère pasca comme fondamental ni comme le plus important, mais j'ai constaté que certains étaient plus à l'aise que d'autres.

Olivier Simard-Casanova 20/02/2007 11:05

Toutes opinions politiques mises à part, l'UMP n'a vraiment pas envoyé au front sa machine de guerre la plus destructrice...

Christophe 20/02/2007 10:39

Pas réparé! Sans doute l'émission n'est-elle pas destinée aux Aquitains?!Je partage votre avis sur les qualités respectives des intervenants. La vice-présidente du CG 17 est consternante. Que dire aussi de l'affirmation du représentant de l'UDF selon lequel l'augmentation du SMIC augmenterait la dette et le déficit de l'État?Malgré tout, ce type de débat me laisse sur ma faim. On n'entrevoit aucune perspective, sinon l'énoncée de quelques mesures sensées tout régler. Il n'a manqué que l'invocation de la croissance. Sinon, on retrouve l'énième débat sur les charges en France, les 35h (au sujet desquelles personne n'est capable de dire si les Français travaillent plus ou moins que les autres Européens et que les habitants de l'OCDE en général ; la fréquentation de ce blog, entre autres, devrait être obligatoire!).Pour le dire de façon lapidaire, les questions que j'entends un peu partout (gauche et droite) sur le travail trop cher, les 35h et la compétition internationale, sur le poids de la dépense publique dans l'économie française, l'insupportabilité de la dette... ne trouvent aucune réponse claire, ni même ne permettent l'émergence d'options divergentes. Mais je ne vous ai pas encore entendu!AmicalementChristophe

Elessar 20/02/2007 03:41

Je confirme: ça marchait ce matin, mais ça redé*onne ce soir :-(LSR

Olivier Bouba-Olga 19/02/2007 13:29

@ AJC et Yepok : ca marchait de chez moi ce matin. Je ne peux pas tester de la fac ; je vérifie ce soir...