C'est moins grave que si c'était pire...

Publié le par Olivier Bouba-Olga

Formule choc de notre ministre de la relance, Patrick Devedjian, entendue hier sur France 2 (après 1'30). En déplacement dans une usine de Renault Trucks, histoire de voir l'effet des 250 millions injectés dans cette entreprise, il interroge des salariés :
Devedjian : "vous êtes au chômage partiel?"
Salarié : "en alternance une semaine sur deux..."
Devedjian : "sur le plan de votre salaire, finalement?"
Salarié : "finalement, on subit une petite baisse..."
Devedjian : "de combien?"
Salarié : "entre 5 et 10%"
Devedjian : "et on y arrive? [les salariés tardent à répondre, ils semblent hésiter...] ah, c'est pas un cadeau!"
Salarié : "ouais, on y arrive mais... c'est dur..."
Devedjian : "mais euh.... "[on le sent réfléchir, jusqu'à ce qu'un éclair de génie le traverse] : "c'est moins grave que si c'était pire!"
Salarié : [impressionnés par la sortie de not'ministre] "voilà... ouais... bien sûr!..."

Sans doute fier de sa formule, il récidive quelques instants plus tard, en commentant la timide reprise de l'activité :
"au mois de janvier, ils sortaient 20 véhicules jour... aujourd'hui, c'est 60... c'est typique de ce qui s'est passé et de l'effort qui est fait... malgré tout, ca va un peu mieux que moins mal si vous voulez..."

Bon, ben, vive le plan de relance, et vive son ministre, surtout...

Publié dans Politique

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Ch.Gobbe 02/11/2009 23:23



Monsieur Bouba-Olga, je vous sens un brin moqueur... alors que notre Ministre, il est quand même moins pire que s'il était plus mieux ! Et réproquement...



Cath 02/11/2009 07:56


Et vive Monsieur de La Palisse !