Il y a quelques années, Nicolas S. avait passé un
écrit et un oral plutôt peu concluants. Il a récidivé dimanche soir.
Sujet tiré lors de l'épreuve orale : que faire pour sauver l'économie française de la crise actuelle? Voici le déroulé de
l'épreuve... (en gras, les propos entendus -ce n'est pas une retranscription littérale, mais les idées sont là)
- bonjour Nicolas, installe toi... avant de commencer, cependant, petite précision : j'ai donné le sujet en août dernier, au moment du
retour de la crise... et tu ne t'es pas présenté à l'épreuve... je veux bien t'entendre, mais il faudra que je sanctionne ce retard...
- (...)
- bien, que proposes-tu?
- je propose de réduire les charges patronales pour lutter contre les délocalisations, car il faut bien que tout le monde en prenne
conscience : la France est en train de se vider de son sang industriel...
- tu peux me dire quel est le rapport avec le retour de la crise d'août dernier?
- (...)
- bon, continue. Si je comprends bien, le problème n'est pas le retour de la crise, tu sembles pointer un problème plus structurel de
baisse de l'emploi industriel en France...
- oui, c'est cela! D'où ma proposition!
- d'accord, je te suis... Cependant, je te rappelle que l'emploi industriel baisse en France depuis les années 1970... que les causes
sont assez bien indentifiées par ailleurs... (je te renvoie à ce document).
Pourquoi ne pas avoir évoqué cette solution la première fois que tu as passé cette épreuve??? Souviens-toi, c'était il y a cinq ans, quand même!!!
- je sais... j'ai des regrets... qui n'en aurait pas...
- d'accord, je comprends. Bon, tu veux donc baisser les charges patronales. Mais ceci risque de dégrader encore plus la situation des
finances publiques, ne crois-tu pas?
- pas du tout! Car je propose de financer ces baisses de charge par un accroissement de la TVA!
- eh bien, tu n'y va pas avec le dos de la cuillère! Et tu proposes de faire tout cela quand?
- baisse des charges en février, hausse de la TVA en octobre!
- ah, il y a un décalage de 8 mois... pendant 8 mois, tu réduis les rentrées fiscales sans augmenter les recettes... c'est curieux,
non?
- (...)
- bon, passons... revenons à cette hausse de la TVA... n'as-tu pas peur qu'elle pèse sur la consommation en France? Nous risquons
d'assister à une hausse des prix, ne crois-tu pas?
- absolument pas! En Allemagne, aucun effet!
- tu as vérifié les statistiques?
- (...)
- tu peux aller voir sur Eurostat... Ton amie Angela M. a augmenté la TVA en 2007, l'inflation allemande, systématiquement sous les 2% entre 2000 et 2006 (1,8% en 2006), est passée à
2,3% en 2007 et 2,8% en 2008... effet inflationniste assez inévitable, Nicolas, même si l'ampleur peut varier selon les pays... Au Royaume-Uni, apparemment, l'effet inflationniste a été très fort
depuis la réforme similaire de David C...
- oui, mais au Royaume-Uni, rien à voir : ils n'ont plus d'industrie!!!
- tu en es sûr? A en croire ce graphique (données Eurostat), l'industrie pèse 11,9% de la valeur ajoutée (en valeur) en France, contre 12,4% au Royaume-Uni...
- (...)
- bon, imaginons que tu aies finalement raison : pas d'effet inflationniste de la mise en place de la TVA. Je ne comprends pas pourquoi
tu ne veux pas l'instaurer plus tôt?
- ben... c'est pour des raisons techniques... le temps que les ordinateurs s'adaptent...
- tu te moques de moi?
- (...)
- bon, tu peux justifier d'une autre façon?
- oui! C'est pour faire comme en Allemagne! Ils ont annoncé la hausse de la TVA quelques mois en avance, comme ça les
consommateurs se sont dit qu'il valait mieux vite consommer avant la hausse, ça a fait repartir la consommation du feu de dieu!
- ok, je comprends... donc, tu annonces la hausse en février, elle n'a lieu qu'en octobre, comme ça, les consommateurs, qui se disent
que les prix vont augmenter seulement en octobre, vont consommer beaucoup en février, mars, avril, mai, etc... et donc faire repartir la croissance en France, plutôt qu'attendre octobre et subir
la hausse des prix?
- oui! oui! oui! c'est ça!!!!
- je comprends... je comprends... mais pourtant... il y a quelques minutes... tu ne m'as pas dit que la hausse de la TVA n'aurait pas
d'effet sur les prix???
- (...)
- donc, si je résume : tu dis aux français que tu augmentes la TVA, tu leur dit en même temps que ça ne fera pas monter les prix, mais
tu espère qu'ils vont penser que ça fera monter les prix histoire qu'ils consomment fissa avant les élections et que la croissance redémarre...
- (...)
- si je résume encore plus : tu veux qu'ils pensent d'une part que ça ne fera pas monter les prix et d'autre part qu'ils pensent que ça
fera monter les prix... tout ça en même temps...
- (...)
- bien... je te dis à la prochaine fois ?
- Nicolas, et pour les retraites ?
- les retraites, ça peut plus durer, on peut pas tromper les français : un lycéen sur deux d'aujourd'hui va vivre jusqu'à 100 ans !
- Nicolas... Jean-Michel Mormine t'a soufflé, mais tu as entendu de travers. Ou plutôt, tu n'as pas écouté les hypothèses sous-jacentes aux prévisions : si les taux de mortalité continuent d'évoluer sur la tendance des dernières décennies, alors on peut prédire qu'une fille sur deux née aujourd'hui atteindra l'âge de 95 ans. Bon, mais c'est vrai, la démographie, c'était une épreuve optionnelle...
Voilà le commentaire de ma grand-mère 80 ans bientôt à propos de votre article : "tout a fait les questions que je me suis posée et pourtant je n ai pas fait de grandes études" :)
Merci pour votre lucidité et votre clairvoyance. C'est à la fois trop drôle et trop triste, trop navrant...tant d'irresponsabilité, tant de désinvolture et de cynisme venant de...
Waouh, je n'avais pas tilté que la baisse des charges devait avoir lieu en février (source?). Si la hausse de la TVA n'a lieu qu'en octobre, ça fait donc à la louche 2/3 de l'année de dépenses sans recettes équivalente (soit en gros 8mds de dépenses en + non-financées).
Totalement d'accord avec le discours "non ça ne créera pas d'inflation" et "ah si ça pouvais relancer la conso avant élection ce serait tout bénef". Juste un petit détail, inflation forte en Allemagne en 2008, mais forte partout en zone euro (hausse 2007-2008 en allemagne de +0,5 point inférieure à la moyenne zone euro).
@ captain economics : sauf erreur, c'est ce qu'a proposé notre président quand on le lui a demandé. Bon, à vérifier, il y a peut-être des subtilités entre le vote/mise en application. Ok pour l'Allemagne, difficile en plus de quantifier dans la hausse ce qui est imputable à la hausse de la TVA.
Hélàs de nombreux responsables politiques auraient échoué aux épreuves d'économie générale (même quand ils sont reponsables de secrétariat d'Etat au commerce, n'est-ce-pas Frédéric L.?)
Je ne vois pas pourquoi il faudrait avoir du cran pour traiter avec condescendance l'actuel PR, à part peut être qu'on risque d'avoir la harde de flagorneurs qui forme sa cour aux trousses.
"Neutralité budgétaire totale." D'une part, vous parlez d'un budget en déficit de genre plus de 80Md je crois. Et d'autre part vous devez avoir une compréhension extrèmement pauvre de la fiscalité si vous pensez que ces mesures sont neutres. Une hausse de la TVA pèse il me semble (Tableau de piketty, Saez, Landais) deux fois plus sur les foyers modestes que sur les riches. La CSG, elle, est proportionnelle, et touche donc les foyers les plus pauvres plus durement (si on se réfère à une théorie qui veut que plus on ait d'argent, moins il soit, toute proportions gardées, "producteur" de qualité de vie; ce qui intuitivement me paraît assez évident). Je ne sais pas l'effet de la diminution des charges patronales mais j'imagine qu'elle profiteront essentiellement (j'admets pas exclusivement) aux plus munis. Donc bon, niveau neutralité on a vu mieux.
Sinon le couplet sur les français et leur haine du concept de réforme pour justifier de l'impopularité d'une mesure, plutôt que d'envisager le fait que ce soit une mauvaise réforme ... Voila quoi.
En outre le fait d'associer "critiquer sarkozy" et être de gauche, et a fortiori, être PS, c'est très mal connaître le paysage politique français au mieux, et une tentative malhonnête de disqualifier (sachant que pour certains être PS semble être une insulte ...) son interlocuteur au pire.
Si je peux apporter un peu d'eau au moulin, je vous ferais remarquer que les seules dynamiques envisagées par le pouvoir (sens large) sont des dynamiques de profits monétaires. Or il y a énormément de dynamiques, comme le fait de s'améliorer, le fait de se sentir utile ou simplement le fait de faire du bien. Des dynamiques que je pense être infiniment plus puissantes que le profit monétaire.
En outre ce genre de petits ajustement m'apparaissent ridicules tant il est vrai que le système fiscal mérite une RAZ (remise à zéro), une rerationnalisation ( un re de trop peut être, considérant que les prélèvement obligatoires ne sont pas super rationnels) globale.
Apparemment vous ne savez pas ce que signifie neutralité budgétaire... En effet le déficit est à 80Md€ mais cela n'a rien à voir : la tva sociale n'améliorera ni ne déteriora la situation des finances publiques. Elle sera neutre, quoi ! Et vos considérations sur les aspects redistributifs n'ont rien à voir non plus avec ce point. En fait, vous mélangez un peu tout.
Mais s'agissant des aspects redistributifs, 2 remarques.
1) Sur la tva elle-même : le montant de la baisse des cotisations sociales est supérieur à celui de l'augmentation de tva. Autrement dit, les entreprises auront de quoi ajuster leurs prix hors taxe et donc, absorber la hausse de tva. Il ne faut pas être naïf évidemment, toutes ne le feront pas. Mais, inversement, il serait totalement absurde de penser qu'aucune entreprise ne le fera car leur intérêt est aussi de profiter de ce gain de compétitivité. Conjugué au fait que la hausse de tva ne concerne que 40% des produits consommés par les Français et qu'elle n'est que de 1,6pt, il y a toutes les raisons de penser que la hausse des prix (si hausse de prix il y a) sera minime. En tout état de cause, elle ne concernera pas les produits de base car ils sont taxés à 5,5 ou 7 (notamment l'alimentaire). Dès lors vos considérations sur le fait que les plus démunis seront les plus touchés, ne sont rien de plus que de la pleurnicherie démagogique.
2) Ce n'est pas la CSG générale qui est augmentée mais la CSG sur les revenus du capital. Là encore, difficile de soutenir l'idée que ce sont les plus pauvres qui vont en pâtir...
Bref, si vous ne voulez pas être passer pour un suppôt du PS, cessez de reprendre à votre compte leurs argumentaires, bourrés de contre-vérités et destinés à faire pleurer dans les chaumières. S'agisant d'un dispositif complexe, qui met en jeu des mécanismes macroéconomiques, il est assez affligeant de voir que sur un blog soi-disant d'économiste, le niveau d'analyse ne dépasse pas celui du café du commerce. Il est fortiori choquant d'y lire un message aussi condescendant que celui à l'origine de ce fil de discussion.
Qu'était l'article qui a ouvert ce fil de discussion, sinon une attaque ad hominem ? Quant au problème de neutralité, oui, franchement vous déviez. Les mots un sens, la neutralité budgétaire, c'est là neutralité budgétaire. Pour ce qui est de votre "neutralité in abstracto" : évidemment que la mesure n'est pas neutre. Pour mémoire, elle vise notamment à améliorer la compétitivité...
Je crois que vous êtes victimes du syndrome du "grand soir", c'est-à-dire de l'idée selon laquelle seule une révolution peut faire avancer les choses. Ramené à l'échelle de la tva sociale, cela vous fait dire que cette mesure est trop peu ambitieuse pour changer quoi que ce soit, qu'il ne s'agit que d'une "rustine". Bah alors, pourquoi tout ce déchaînement ? Expliquez-nous je vous prie comment une simple rustine va alimenter la paupérisation ?
Je trouve la gauche insupportable parce qu'elle croit encore que son fonds de commerce consiste à persuader les Français qu'ils sont les plus malheureux du monde. Un peu comme l'Eglise avait besoin de ses pauvres pour survivre.
Ceci l'a conduite à prendre les grandes mesures progressistes de l'époque contemporaine et à les défendre encore aujourd'hui : retraite à 60 ans, 35 heures, emplois jeunes. Sans parler de l'approche implicitement anti-capitaliste dont elle ne s'est jamais départie.
Sans ces absurdités, nous ne serions probablement pas en train de nous interroger sur notre compétitivité. Dès lors je ne vois pas qu'il y ait matière à tant de condescendance quand un Président prend une mesure dont tout le monde dit qu'elle aura un impact au moins modérément positif (notez que le débat porte sur l'ampleur et non pas sur le sens du résultat). Lorsque des mécanismes macroéconomiques aussi lourds sont à l'oeuvre, il convient en effet d'y aller en douceur.
Mais, au fait, quelle mesure révolutionnaire, meilleure que cette malheureuse "rustine", proposez-vous pour notre compétitivité ?
C'est l'idéal type de la réforme brouillone dont il est illusoire d'attendre quoi que ce soit de bon.
La réforme se compose de trois volets, la hausse de la TVA, la baisse des charges patronales, la hausse de la CSG sur les revenus de placements et du patrimoine :
-La hausse de la TVA aura des effets contrastés suivant les secteurs. Dans les secteurs peu concurentiels, les entreprises répercuteront logiquement la hausse sur les prix pour conserver leur marge, d'où une certaine baisse de la consommation. Dans les secteurs plus concurentiels, vous soulignez à juste titre qu'une hausse des prix est irréaliste. La hausse de la TVA peut alors impactée sur les salaires ou les marges des entreprises suivant les rapports de force, c'est ce que l'on appelle l'incidence fiscale. L'effet total est alors le suivant : baisse de la consommation via l'auglentation des prix, baisse des salaires et/ou des marges suivant les secteurs, augmentation des recettes budgétaires dans l'hypothèse où la baisse de la consommation et de la hausse des prix ne l'emporte pas sur la diminution des marges. Ce qui est rigouresement impossible à prévoir sans boule de cristal. On peut se raccrocher au Benchmarking mais c'est intelectuellement parfaitement bancal pour des raisons de complémentarité institutionnel (voir Aoki par exemple) et de spécificité culturo-historico-démographico-ce-que-vous-voulez.
-La baisse des charges patronales vise à faire l'inverse, la conclusion économique est l'exact opposée de la hausse de la TVA. J'espère que personne n'a rangé sa boule de cristal.
-La hausse de la CSG est elle censé assurer la neutralité budgétaire avec la baisse de la des charges patronales en taxant d'avantage ceux qui pourrait le plus en profiter. Ce qui revient à faire de fait un pas dans la progressivité de la CSG, en somme c'est une idée qui va dans le bon sens. Mais comme elle ne va pas assez loin, elle ne règle pas le problème de fond.
Que vient faire dans cette histoire de compétitivté la hausse de la TVA ? Alléger les charges des entreprises et reporter la taxation sur les individus via la hausse de la CSG peut s'argumenter raisonnablement. La hausse de la TVA vient brouiller la réforme, la rendre illisisble et inévaluable. C'est déjà particulièrement difficile d'isoler l'effet d'une réforme de la conjoncture tant la fiscalité est une usine à gaz incompréhensible. On ne peut rien attendre de cette réforme maintenant et on ne pourra pas dire dans l'avenir quel en a été l'effet, le seul critère de jugement qu'il nous reste est alors nos préférences politiques, les votres Hector sont claires.
Vous faites preuves d'un mépris rétrograde à l'égard de la pauvreté : la hausse de la TVA ne touchera pas l'alimentaire, les chômeurs et les allocataires des minimas sociaux pourront toujours s'acheter leurs kilos de pâtes, tout va bien.
Bref, la priorité est la simplification de la fiscalité, c'est une question de justice et de cohésion sociale, on parle ici de réfréner la défiance de tous envers tous, cette société dans laquelle chacun soupçonne autrui de payer moins d'impôt. Les réformes paramétriques sont obsolètes.
Et je réinsiste, il s'agit par ailleurs de cerner plus précisémment les effets des réformes fiscales ultérieures, c'est aussi primordial.
Votre raisonnement est bizarre. Vous ne pouvez pas traiter séparément des effets qui seront simultanés. Ainsi vous dites que la TVA conduira à un arbitrage salaires/marge de la part des entreprises. Mais cela n'a aucun sens si vous ne tenez pas compte des baisses de charge qui auront lieu en même temps. Vos conclusions me paraissent bien définitives quant à l'effet sur la consommation et les salaires pour un dispositif dont vous dites vous-même que les effets sont "impossibles à prévoir sans boule de cristal". Vous avez bien raison sur ce point d'ailleurs mais cela ne vous empêche pas de dire dès le début "qu'il est illusoire d'attendre quoi que ce soit de bon" : c'est bien vous qui utilisez ici des critères de jugements politiques au point de vous contredire vous-même !
Pour ma part, je ne pense avoir montré aussi clairement que vous l'affirmez une quelconque appartenance politique. En revanche, j’ai dit assez clairement, je le concède, ce à quoi je n’appartenais pas. Et la mauvaise foi enrobée de pseudo-scientisme, donneur de leçon en fait partie : c’est pourquoi, je suis scandalisé par ce fil de discussion, ouverte par un message au raz des pâquerettes.
Je ne dis nulle part que la tva sociale sera un miracle. Je dis simplement l'opposé de vous : elle ne peut rien apporter de mauvais. Les effets seront modestes, mais c'est déjà cela. Et encore une fois, ceux qui croient à l’existence d’une solution miracle sont des imbéciles ou des menteurs.
Au fait, je repose ma question : quelles solutions alternatives pour la compétitivité nous proposez-vous ?
Pour finir, je trouve assez comique le mépris pour la pauvreté dont vous me soupçonnez. Sachez pour commencer que les minimas sociaux et les allocations chômage sont indexés en France : si jamais il devait y avoir une hausse des prix, ces prestations seraient revalorisées d'autant.
Je pense quant à moi que le véritable mépris pour la pauvreté réside dans le lavage de cerveau quotidien qui est infligé aux Français sur la précarité et la perte de pouvoir d'achat (perte de pouvoir d’achat démentie par les statistiques de l’Insee, d’ailleurs).
La pleurnicherie maladive, entretenue par la démagogie de la gauche, voilà le véritable mépris pour la pauvreté. Si l'Etat ne dilapidait pas l'argent public en prestations sociales pour ceux qui n'en ont pas besoin, il pourrait concentrer ses efforts sur ceux qui sont réellement dans la détresse.