Les jeunes et la politique

Publié le par Olivier Bouba-Olga

Via Pierre Maura, je découvre cette enquête très intéressante sur la politisation des jeunes, que j’insère ci-dessous :

 

 

Si l’on interrogeait les enseignants ou enseignants-chercheurs, je pense que le sentiment dominant serait celui d’une dépolitisation des jeunes. Ils ne s'intéressent à rien nos petits jeunes, de toute façon, ils sont de moins en moins bons, ils passent leur temps sur leur portable ou sur Facebook, etc, etc...


L’étude montre qu’il n’en est rien : les réponses des 18-29 ans sont très proches en 2008 de ceux des 30 ans et plus, qu’il s’agisse de « l’importance de la politique dans la vie », de « l’intérêt pour la politique » ou de « la fréquence des discussions politiques » (tableau 1). Idem s'agissant des formes d'action politique (tableau 2) ou de leur positionnement politique (tableau 3).

 

Seule différence significative par rapport aux 30 ans et + :  les 18-29 ans sont seulement 36% à suivre l’actualité politique tous les jours, contre 63% pour les 30 ans et +. Ce que j'estime comme le signe d'une meilleure allocation du temps de cerveau disponible, vu le niveau des propos de nos politiques et des médias traditionnels (je sais, ça a un petit côté populiste ce discours).

 

Par rapport aux jeunes de 1981, 1990 ou 1999, les jeunes de 2008 sont beaucoup moins nombreux à ne pas se situer sur l'échelle politique (autour de 20% sur les 3 premières périodes, seulement 8% en 2008). Ils sont également plus nombreux à souhaiter un changement radical de la société (24% en 2008 contre 11% en 1981 et 6% en 1990).

 

L'article insiste sur la fin sur l'hétérogénéité de la catégorie "jeunes", en fonction notamment du niveau d'études. Les plus instruits sont ainsi plus intéressés par la politique (54% contre 27%) et moins "révolutionnaires" (19% contre 32%). Ce qui fait que l'on peut s'interroger, au final, sur la pertinence de cette catégorie "jeunes".

Publié dans Politique

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YMB 01/12/2010 09:34



Dire que le discours de nos "élites" politiques brille par sa vacuité n'est pas populiste : c'est un fait.