TVA anti-délocalisation

Publié le par Olivier Bouba-Olga

Les élections présidentielles 2012 approchent. L'occasion d'entendre des propositions innovantes, peut-on espérer.

Pas vraiment en fait... Pour preuve, l'interview de Jean Arthuis au Monde, qui nous exhorte à oser le débat sur la TVA anti-délocalisation. Bon, je pourrais écrire un article pour dire ce que j'en pense, mais c'est plutôt inutile : billet déjà fait il y a 4 ans, intitulé "La TVA sociale anti-délocalisation anti-chomage non inflationniste qui va faire payer les méchants étrangers".

Je la pressens reposante pour les économistes blogueurs, cette campagne 2012 : il nous suffira juste de poster des liens vers des billets d'il y a 5 ans!

Publié dans Politique

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Gégette 05/11/2011



Bonjour,


Pour ma part j'ai un petit commerce à la campagne, je n'ai pas d'employé et me sort un " salaire" en dessous du seuil de pauvreté, et la TVA y est grandement pour quelque chose! sans parler des
cotisations obligatoires  qui étranglent les petits commerçants... votre sujet est intéressant mais on parle toujours d'entreprises jamais des commerces qui pourtant font vivre les
entreprises mais que l'Etat et les collectivités locales tuent à petit feu....


Ce sujet est épineux et mérite des heures de débats, mais ce seront toujours les mêmes qui seront lésés dans l'histoire.


Merci pour vos articles, bien que je ne commente pas souvent, je les lis régulièrement.



juni palacio 05/11/2011



Pas joli de s'acharner sur un comptable fut-il expert.


Cela dit, les économistes (les vrais, chercheurs universitaires...) ont le beau rôle. Ils s'expriment sans contraintes politiques. Ils ont
tort de ne pas en tenir compte au seul  motif que ce n'est pas leur job,  ce qui reste à voir.  Il serait d’ailleurs peut-être temps de réhabiliter l’économie politique.


Et chacun des économistes de mettre en avant son dada. Souvent brillamment et  avec force arguments. Qui sur l’innovation, qui sur
l’aménagement du territoire, qui sur la fiscalité, qui sur la formation et l’éducation etc. Tout cela se fait à contretemps, sans tenir compte des rapports sociaux, de la conjoncture, et surtout
et c’est le plus important sans hiérarchisation ni déclinaison des solutions proposées.


Prenons l’exemple des « charges sociales », vieille antienne, dont la France détient le record mondial. Arthuis – tout incompétent
qu’il soit - répond à un vrai problème. L’alternative qui est de faire participer tout le monde au financement de la sécu (branches maladie et famille) en fonction de des revenus ne peut plaire à
son électorat (rentiers, retraités, agriculteurs, etc..).  Il propose donc la TVA sociale. C’est une solution politique. J’admets qu’elle soit sotte économiquement. La simple dénonciation de
sa bêtise ne peut être satisfaisante. Elle laisse en plan l’insupportable pression sur les couts salariaux qu’exerce  l’envolée des dépenses sociales.