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Inauguration d'une nouvelle rubrique, pour vous faire part de temps en temps de l'actualité économique, sociale ou politique de Poitou-Charentes. Je commence avec les petites phrases de certains politiques.
Lundi dernier, d'abord, commission permanente du Conseil Régionale. Ségolène Royal, absente, laisse la présidence de séance à Jean-François Fountaine, premier vice-président. Débat autour d'un pôle de compétitivité non labellisé intitulé "West Eating Sustainable Territory" (WEST). Réaction d'Henri de Richemont, chef de file de l'opposition, apparemment anglophobe :
Lundi, toujours, Jean-Yves Chamard (j'en avais parlé ici), député UMP, Balladurien en 1995, Sarkozyste aujourd’hui, réagit à l’intervention de Chirac :
Comme vous pouvez le constater, les politiques picto-charentais ont parfois un grand sens de l'humour...
Dans ma boîte aux lettres, aujourd'hui, j'ai reçu le prospectus de Jean-Yves Chamard, candidat UMP aux
élections législatives sur la circonscription de Poitiers-Sud. Petit encart intitulé Immigration et développement, qui commence par ce texte : "la France ne peut accueillir toute la misère du
monde" disait Michel Rocard.
Je signale donc à Jean-Yves Chamard qu'il y a eu un bug dans son copier-coller, la phrase exacte étant : "La France ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part."
Centre Presse publie un cahier spécial d’une quarantaine de pages sur le Futuroscope. Philippe
Bonnet m’avait interviewé il y a un peu plus d’un mois sur l’impact économique du Futuroscope, l’interview figure page 21 du dossier. En fait, il s’agissait de commenter une étude réalisée par le
cabinet Caudron Consultant pour le compte du Conseil Général. Voici les principaux éléments que j’avais mentionnés (certains sont repris dans l’interview, d’autres non).Les élections municipales approchent, dans la Vienne comme ailleurs. Premier billet d'une série plus ou moins longue, non pas pour prendre parti pour l'un ou l'autre des candidats, simplement pour évoquer quelques enjeux qui seront évoqués, ou pas, par les candidats, en me focalisant sur les aspects "développement économique".
M. Porter affirme clairement qu’« il devrait y avoir certaines semences d’un cluster qui aient réussi à passer le test du marché avec succès avant que les efforts visant à développer les clusters ne soient justifiés». (...) De nombreuses initiatives de clusters ne sont pas aussi prudentes et proposent souvent d’en développer de nouveaux à partir de rien. (...) Sur le plan empirique, la prudence de M. Porter semble la bienvenue. La difficulté pour reproduire des clusters réside dans le fait que, dans la plupart des activités, les connaissances de pointe à la frontière de la technologie sont tacites et disséminées à un vaste ensemble d’employés. Cette immobilité des connaissances de pointe (au moins à court terme) a été prouvée à de nombreuses reprises. Par ailleurs, C. van der Linde ne trouve qu’un seul cas où la création d’un cluster a été réussie grâce à une politique de soutien (Hinshu à Taiwan) dans une étude de plus de 700 clusters. (Etude Cepremap, p. 37-38, c'est moi qui souligne).
Vous pouvez télécharger la note de recherche, toute remarque est bienvenue.Cette note s’appuie sur les principaux résultats d’un travail de stage UEP mené par Rachel Bouchet, étudiante en Master « Aménagement du Territoire et Développement Economique Local » de Poitiers, au sein du Service Recherche et Développement de la Communauté d’Agglomération de Poitiers, sous la direction de Dominique Royoux (Directeur du Service R&D de la CAP et Professeur Associé à l’UFR SHA, département de Géographie) et d’Olivier Bouba-Olga (Maître de Conférences, UFR de Sciences Economiques de Poitiers).
Nous montrons que le CHU et la CAP génèrent, en 2006, 303 millions d’euros de revenus : 280,8 millions d’euros de salaires versés par les deux institutions, 22,2 millions d’euros de salaires versés par les sous-traitants locaux. Une part importante de ces salaires est dépensée localement, ce qui conduit à verser de nouveaux salaires à des personnes du territoire, qui seront eux-mêmes dépensés, et ainsi de suite. L’intégration de ces effets multiplicateurs permet d’estimer les richesses apportées par ces deux institutions au territoire à près de 485 millions d’euros pour 2006. Quelques implications en termes de politique publique sont esquissées en conclusion.
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