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Je suis Professeur des Universités en Aménagement de l'Espace et Urbanisme à la Faculté de Sciences Economiques de l'Université de Poitiers et chargé d'enseignement à Sciences Po Paris (premier cycle ibéro-américain). Le but de ce blog est de commenter l'actualité économique et politique, pour montrer que les économistes peuvent parfois produire des analyses utiles.

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Politique

Lundi 30 janvier 1 30 /01 /Jan 20:56

Il y a quelques années, Nicolas S. avait passé un écrit et un oral plutôt peu concluants. Il a récidivé dimanche soir.

Sujet tiré lors de l'épreuve orale : que faire pour sauver l'économie française de la crise actuelle? Voici le déroulé de l'épreuve... (en gras, les propos entendus -ce n'est pas une retranscription littérale, mais les idées sont là)

- bonjour Nicolas, installe toi... avant de commencer, cependant, petite précision : j'ai donné le sujet en août dernier, au moment du retour de la crise... et tu ne t'es pas présenté à l'épreuve... je veux bien t'entendre, mais il faudra que je sanctionne ce retard...

- (...)

- bien, que proposes-tu?

- je propose de réduire les charges patronales pour lutter contre les délocalisations, car il faut bien que tout le monde en prenne conscience : la France est en train de se vider de son sang industriel...

- tu peux me dire quel est le rapport avec le retour de la crise d'août dernier?

- (...)

- bon, continue. Si je comprends bien, le problème n'est pas le retour de la crise, tu sembles pointer un problème plus structurel de baisse de l'emploi industriel en France...

- oui, c'est cela! D'où ma proposition!

- d'accord, je te suis... Cependant, je te rappelle que l'emploi industriel baisse en France depuis les années 1970... que les causes sont assez bien indentifiées par ailleurs... (je te renvoie à ce document). Pourquoi ne pas avoir évoqué cette solution la première fois que tu as passé cette épreuve??? Souviens-toi, c'était il y a cinq ans, quand même!!!

- je sais... j'ai des regrets... qui n'en aurait pas...

- d'accord, je comprends. Bon, tu veux donc baisser les charges patronales. Mais ceci risque de dégrader encore plus la situation des finances publiques, ne crois-tu pas?

- pas du tout! Car je propose de financer ces baisses de charge par un accroissement de la TVA!

- eh bien, tu n'y va pas avec le dos de la cuillère! Et tu proposes de faire tout cela quand?

- baisse des charges en février, hausse de la TVA en octobre!

- ah, il y a un décalage de 8 mois... pendant 8 mois, tu réduis les rentrées fiscales sans augmenter les recettes... c'est curieux, non?

- (...)

- bon, passons... revenons à cette hausse de la TVA... n'as-tu pas peur qu'elle pèse sur la consommation en France? Nous risquons d'assister à une hausse des prix, ne crois-tu pas?

- absolument pas! En Allemagne, aucun effet!

- tu as vérifié les statistiques?

- (...)

- tu peux aller voir sur Eurostat... Ton amie Angela M. a augmenté la TVA en 2007, l'inflation allemande, systématiquement sous les 2% entre 2000 et 2006 (1,8% en 2006), est passée à 2,3% en 2007 et 2,8% en 2008... effet inflationniste assez inévitable, Nicolas, même si l'ampleur peut varier selon les pays... Au Royaume-Uni, apparemment, l'effet inflationniste a été très fort depuis la réforme similaire de David C...

- oui, mais au Royaume-Uni, rien à voir : ils n'ont plus d'industrie!!!

- tu en es sûr? A en croire ce graphique (données Eurostat), l'industrie pèse 11,9% de la valeur ajoutée (en valeur) en France, contre 12,4% au Royaume-Uni...

- (...)

- bon, imaginons que tu aies finalement raison : pas d'effet inflationniste de la mise en place de la TVA. Je ne comprends pas pourquoi tu ne veux pas l'instaurer plus tôt?

- ben... c'est pour des raisons techniques... le temps que les ordinateurs s'adaptent...

- tu te moques de moi?

- (...)

- bon, tu peux justifier d'une autre façon?

- oui! C'est pour faire comme en Allemagne! Ils ont annoncé la hausse de la TVA quelques mois en avance, comme ça les consommateurs se sont dit qu'il valait mieux vite consommer avant la hausse, ça a fait repartir la consommation du feu de dieu!

- ok, je comprends... donc, tu annonces la hausse en février, elle n'a lieu qu'en octobre, comme ça, les consommateurs, qui se disent que les prix vont augmenter seulement en octobre, vont consommer beaucoup en février, mars, avril, mai, etc... et donc faire repartir la croissance en France, plutôt qu'attendre octobre et subir la hausse des prix?

- oui! oui! oui! c'est ça!!!!

- je comprends... je comprends... mais pourtant... il y a quelques minutes... tu ne m'as pas dit que la hausse de la TVA n'aurait pas d'effet sur les prix???

- (...)

- donc, si je résume : tu dis aux français que tu augmentes la TVA, tu leur dit en même temps que ça ne fera pas monter les prix, mais tu espère qu'ils vont penser que ça fera monter les prix histoire qu'ils consomment fissa avant les élections et que la croissance redémarre...

- (...)

- si je résume encore plus : tu veux qu'ils pensent d'une part que ça ne fera pas monter les prix et d'autre part qu'ils pensent que ça fera monter les prix... tout ça en même temps...

- (...)

- bien... je te dis à la prochaine fois ?


Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Politique
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Samedi 14 janvier 6 14 /01 /Jan 15:48

AAA

Ce qu'il faut retenir de la perte du triple A?

Cette image, surtout (source Twitter @Doespirito) :

86tjvb.jpg

Côté économie, cette interview :

http://www.20minutes.fr/article/808100/dette-publique-les-notes-agences-notation-epiphenomene-relevent-symbole

Côté politique, cette déclaration :

"si on perd le triple A, je suis mort" (Nicolas S.)

Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Politique
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Mercredi 11 janvier 3 11 /01 /Jan 06:52

Nouveau débat en cours : la suppression/modulation du quotient familial proposée par François Hollande. Nicolas Sarkozy a rétorqué que "Ce serait une folie. C'est quand même quatre millions et demi de familles qui sont concernées. C'est un coup porté à notre politique familiale. Elles y perdraient beaucoup" (source). Diantre, rien que cela... Je me suis empressé d'aller chercher quelques éléments côté recherche académique, histoire de mesurer l'ampleur de la folie dans laquelle nous allons tous plonger.

La meilleure référence que j'ai pu trouver (n'hésitez pas à poster d'autres références) est cet article de Camille Landais de 2004, précisément intitulé "Le quotient familial a-t-il stimulé la natalité française ?". Voici le résumé :

Dans cette étude, nous exploitons les variations des mesures familiales de la législation de l’impôt sur le revenu afin d’estimer l’impact des incitations financières sur la fécondité à partir de la méthode dite des « expériences naturelles ». Nous utilisons des données annuelles issues du dépouillement exhaustif de l’ensemble des déclarations de revenus par l’administration fiscale depuis 1915. Nous avons exploité deux expériences naturelles, le plafonnement des effets du QF en 1981 et l’introduction de la demi-part supplémentaire au troisième enfant en 1980, qui semblent indiquer que l’impact des politiques d’incitations fiscales sur la fécondité est positif, mais toujours extrêmement faible. Néanmoins, même s’ils demeurent très faibles, ces effets présentent deux caractéristiques remarquables. Ils sont tout d’abord très lents à se diffuser (5 à 10 ans). Ils sont ensuite assez clairement dissymétriques en fonction du rang de naissance et du niveau de revenu : la politique de troisième enfant a une certaine efficacité quoique très restreinte et les très hauts revenus sont légèrement plus sensibles aux incitations fiscales que les hauts revenus.

Je vous livre également la dernière phrase de sa conclusion (petite précision : Landais parle d'étrange "policy mix" car l'Etat a pris sur la période des décisions plutôt contradictoires avec d'un côté le plafonnement des effets du QF et de l'autre un soutien vigoureux aux familles nombreuses) :

En dernier recours, cet étrange « policy mix » a permis à l’État d’économiser des sommes conséquentes (de l’ordre de 4,5 milliards de francs courants pour la seule année 1982 au niveau du dernier centile, d’après nos propres estimations !), sans détériorer pour autant la fécondité des hauts revenus. 

 

Contrairement à l'affirmation de notre Président (et des quelques ministres dont j'ai pu entendre les cris horrifiés hier dans les médias), modifier les incitations proposées par l'Etat ne semble pas bouleverser les comportements des acteurs. Dès lors, si l'évolution proposée par Hollande s'inscrit dans le cadre plus large d'une réforme fiscale de nature plus progressive, je vote pour cette folie douce...

Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Politique
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Mercredi 4 janvier 3 04 /01 /Jan 07:45

Les médias s'emparent du sujet remis sur le tapis par le gouvernement. Hier, petite interview pour France Bleu Poitou (édition de 18h, mais c'est très court) et pour Le Parisien/Aujourd'hui en France (elle devrait figurer dans l'édition papier d'ajourd'hui).

Difficile en quelques secondes ou minutes de dire tout ce que j'en pense, je renvoie plutôt à mon billet d'il y a quelques années. Voir aussi les billlets des Econoclastes, ce billet de Mathieu Bronnec, ou encore celui-ci, d'un nouveau venu sur la blogosphère, Captain Economics.

Sur Twitter, @petitesphrases cherchait des billets sur le sujet. Alexandre Delaigue l'a renvoyé sur certains des billets indiqués plus haut. Question alors de @petitesphrases : "ok, je vais lire ça, mais pourquoi on le fait alors si c'est naze?".

Réponse d'Alexandre Delaigue : "la politique ne consiste pas à régler les problèmes, mais à les gérer : c'est à dire, à créer l'illusion de faire quelque chose."

Certains trouveront la formule un peu cynique et/ou désespérante, mais je la trouve tellement vrai ces temps-ci, quand on voit ce qui fait l'actualité : tva sociale, relocalisations, made in France, Seafrance...

Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Politique
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Lundi 26 décembre 1 26 /12 /Déc 11:55

Claude Guéant veut prendre des mesures spécifiques pour lutter contre la délinquance étrangère.

Le rapport annuel 2011 de l'Observatoire National de la Délinquance nous apprend pourtant qu'en 2010, sur 1 053 329 mis en cause pour crimes et délits non routiers hors infraction à la législation sur les étrangers, 916 231 sont de nationalité française, soit 87%, contre 137 098 étrangers, soit 13%.

Sur la période 2005-2010, le taux de croissance des mis en cause est de +8,4% pour les personnes de nationalité française et de +4,1% pour les personnes de nationalité étrangère.

Les crimes et délits commis par des personnes de nationalité française pèsent donc beaucoup plus et croissent plus vite que les crimes et délits commis par des personnes de nationalité étrangère.

S'il était soucieux de l'intérêt général, Claude Guéant devrait donc prendre des mesures spécifiques pour lutter contre la délinquance des personnes de nationalité française.

Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Politique
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Dimanche 18 décembre 7 18 /12 /Déc 12:56

Dans les débats sur la dette, on entend souvent l'idée selon laquelle nous (génération actuelle) sommes de grands égoïstes, car nous nous endettons et que ce sont nos enfants et petits enfants qui devront rembourser.

Argument contestable et souvent contesté par Alexandre Delaigue pour une première raison : si nous parvenons à faire de la croissance économique et donc à faire croître le niveau de vie des français, nos enfants et petits enfants seront plus riches que nous. Demander aux générations futures de rembourser pour les générations présentes peut donc être vu comme un mécanisme de redistribution des riches (générations futures) vers les pauvres (génération présente).

Deuxième idée rarement évoquée dans le débat public, nous léguons certes une dette aux générations futures, mais également un patrimoine. D'où ce petit billet, car l'Insee vient de publier un document qui nous donne la mesure du patrimoine économique national : plus de 13 000 milliards d'euros, soit 7,8 fois le produit intérieur net.

On entend souvent certains commentateurs s'alarmer du montant de la dette par français (ratio qui a peu de sens, une bonne partie de la dette étant détenue par les français, mais passons, faisons comme si). On peut donc s'amuser à le comparer à un autre ratio, le patrimoine économique national détenu par français.

Patrimoine économique national : 13 065 milliards

Dette publique : 1 693 milliards

Population française : 63 136 000

Chiffre à partir desquels on peut calculer plusieurs ratios :

Dette publique par personne :26 815 €

Patrimoine par personne :206 934€

Dette / patrimoine : 13%

Ceux qui s'amusent à créer des compteurs de la dette publique totale ou par français devraient faire défiler à côté un compteur du patrimoine total ou par français...

Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Politique
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Samedi 17 décembre 6 17 /12 /Déc 13:51

Ce qui est bien avec les élections présidentielles, c’est que ça permet de mettre au débat les sujets importants. Comme dit dans le précédent billet, le débat en cours concerne les relocalisations et le « fabriqué en France ». L’avenir de la France est en train de se jouer sous nos yeux.

François Bayrou, donc, prône la labellisation des produits français s’il est élu président. Notre président lui a rétorqué qu’il ne fallait pas acheter des produits français, mais des produits fabriqués en France. Il aurait pu ajouter que ça fait plus de deux ans (octobre 2009) qu’il s’occupe de cette affaire, puisqu’il a commandé un rapport à Yves Jégo sur le sujet, rapport livré en mai 2010 et intitulé « en finir avec la mondialisation anonyme ». Tout un programme. Maxime Kormyslov (ICN Business School Nancy-Metz) a été le seul chercheur auditionné par Yves Jégo. J’ai réussi péniblement à trouver cet article de recherche , où il démontre « L’importance du pays de création ainsi que la sensibilité plus accrue des Français au pays d’origine » (dixit le résumé), sur la base d’une étude qualitative auprès de … 17 consommateurs (8 français et 9 russes). Ca, c’est de la recherche en béton, les chercheurs des Universités n’ont qu’à bien se tenir.

Suite à ce rapport, le bureau Véritas a été chargé de certifier le label « Origine France Garantie » créé par l’association Pro France, elle-même créée en juin 2010. Pour bénéficier de ce label, plusieurs conditions, dont la plus importante est la suivante : 50% à minima du prix de revient unitaire est français et le produit prend ses caractéristiques essentielles en France.

Bon, le côté « caractéristiques essentielles » est plutôt flou, mais sinon, ça a l’air costaud : il suffit de voir le poids dans les achats d’une entreprise des achats fait auprès de fournisseurs français. Si on dépasse les 50%, c’est bon.

En fait, c’est plus compliqué… Considérons un bien constitué de l’assemblage de deux composants. L’entreprise qui assemble fabrique en France le premier composant et achète à une autre entreprise le deuxième composant. Si cette autre entreprise est localisée en France, on est tenté de dire que 100% du prix de revient est d’origine française. Ben oui, mais si pour fabriquer ce composant, elle achète elle-même à 90% à des entreprises étrangères ? Ou si, à l’inverse, la première entreprise achète à une entreprise étrangère qui se livre pour l’essentiel en France ? Et les fournisseurs des fournisseurs des fournisseurs ? Paraît qu’ils prennent 3000€ aux entreprises pour étudier la certification chez Véritas. Perso, ça me semble pas beaucoup, parce que ça devient vite un vrai casse-tête…

En tout cas, l’initiative Sarkozy-Jégo marche du tonnerre : on apprend en effet sur le site de Véritas qu’ils ont déjà certifié près d’une quarantaine de produits. En consultant la liste, ces 40 produits concernent en fait 16 entreprises. 16 entreprises certifiés en 8 mois. 2 par mois. Comme il y a environ 2 800 000 entreprises en France, y’a encore un peu de boulot. Mais ça fait déjà 0,000057% d’entreprises labellisées. Il n’en reste plus que 99,99943% à convaincre.

En tout cas, si vous voulez sauver l’économie française, consultez la liste des entreprises labellisées et comportez-vous en conséquence : skis alpins injectés de taille supérieure à 110 cm Rossignol aux pieds, Bière Kronembourg 1664 pur malt à la main, montures de lunettes collection NU d’Atol gamme Nylor sur les oreilles et tête dans un four Fagor Brandt. Ou dans un lave linge top de la même marque, au choix.

 

PS. : au fait, c'est made in quoi, les Rolex?

Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Politique
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Vendredi 9 décembre 5 09 /12 /Déc 07:10
Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Politique
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Jeudi 24 novembre 4 24 /11 /Nov 07:44

Doocument intéressant de l'Insee sur les inégalités de patrimoine et leur évolution entre 2004 et 2010.

Si l'on ne regarde que le revenu disponible, les 10% les plus riches ont un revenu disponible 4,2 fois supérieur à celui des 10% les plus pauvres. En termes de patrimoine, le ratio n'est pas de 4,2, mais de 205.

On y apprend également que ce ratio a aougmenté de 30% entre 2004 et 2010.

Preuve supplémentaire, s'il en était besoin, de l'urgence d'une réforme fiscale en France.

Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Politique
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Samedi 19 novembre 6 19 /11 /Nov 12:14

A l'approche des éléctions 2012, je ne peux que conseiller de suivre assidûment les blogs d'économistes, de sociologues et de juristes (voir par exemple la blogroll à gauche de l'écran), qui ne manqueront pas de décrypter les propositions des uns et des autres.

 

Je conseille également, et c'est l'objet du petit billet du jour, de suivre le blog de Jean Véronis, Professeur de linguistique et d'informatique, qui s'amuse souvent à produire des statistiques sur les mots utilisés par nos politiques. Dernier exemple en date, les critiques de l'UMP vis-à-vis d'Hollande, accusé de vouloir "réenchanter le rêve français". Il ne faut pas faire rêver les français, nous dit-on, mais les rappeler à la réalité, ce que ne manque pas de faire Nicolas Sarkozy, dixit l'incontournable Jean-François Copé : "Il ne ré-enchante pas le rêve mais éclaire le chemin des Français ainsi que la raison profonde de son action et de sa mission".

 

Jean Véronis est donc aller chercher des éléments de preuve de cet ancrage dans la réalité de notre Président, en s'appuyant sur les discours de la dernière campagne présidentielle, en dénombrant le nombre de fois où les mots "rêves" ou "rêver" sont cités (en proportion du nombre de mots cités, bien sûr). Résultat des courses :

 

sarkozy-reve

Les chercheurs sont globalement des gens pénibles...

Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Politique
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