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Je suis Professeur des Universités en Aménagement de l'Espace et Urbanisme à la Faculté de Sciences Economiques de l'Université de Poitiers et chargé d'enseignement à Sciences Po Paris (premier cycle ibéro-américain). Le but de ce blog est de commenter l'actualité économique et politique, pour montrer que les économistes peuvent parfois produire des analyses utiles.

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Divers

Mardi 12 janvier 2 12 /01 /Jan 08:14
Krugman estime que les Etats-Unis ont à apprendre de l'Europe et de son modèle social. Mankiw répond avec quelques chiffres sur le PIB par habitant (en Parité de Pouvoir d'Achat) :
United States 47,440
United Kingdom 36,358
Germany 35,539
France 34,205
Italy 30,631
Spain 30,589

Le PIB par habitant des Etats-Unis est largement supérieur à celui des principaux pays européens (1,4 fois celui de la France par exemple).

 Je complète avec des chiffres OCDE sur les inégalités de revenu, mesurées par le rapport interdécile P90/P10 :
Etats-Unis : 5,91
Royaume-Uni : 4,21
Allemagne : 3,98
France : 3,39
Italie : 4,31
Espagne : 4,59

Des 30 pays de la base OCDE, les Etats-Unis sont 27ème, juste derrière la Pologne et juste devant le Portugal, la Turquie et le Mexique.
Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Divers
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Samedi 9 janvier 6 09 /01 /Jan 09:51
Les 15% de Besson
Comme sans doute beaucoup d'entre vous, j'ai entendu l'autre jour Eric Besson affirmer que seules 15% des contributions au débat sur l'identité nationale concernaient la thématique de l'immigration et de l'Islam (25% si on élargit le nombre d'items). Jean Véronis relaie un travail d'analyse statistique des contributions déposées sur le site debatidentitenationale.fr, qui montre que la proportion est plus élevée (23% avec la liste courte d'items, 38,5% avec la liste élargie).

Ce travail a été réalisée par Nabil Wakim, journaliste au Monde, ce qui fait dire à Jean Véronis : "Je me permets d'ajouter que je trouve qu'il s'agit-là d'un excellent exemple de ce journalisme d'investigation qui nous fait tellement défaut depuis quelques années. La vraie raison du malaise de la presse, ce n'est peut être pas la concurrence d'internet, ni la faute à Google, mais peut-être simplement que le journalisme est devenu pour la plus grande partie un journalisme de copier-coller. L'AFP déverse, les rédacs recopient. Qui veut payer pour ça ?". Ca m'a rappelé un vieux billet sur le sujet journalistes vs. blogueurs.

Jacques Marseille

Dans une interview au Monde, comme à son habitude, il dit n'importe quoi : preuve chez Optimum, et encore, VilCoyote n'a pas tout relevé!

30% de boursiers dans les grandes écoles

Billet très intéressant de Denis Colombi. J'aime particulièrement ce passage : "la proposition des quotas de boursiers dans ces seuls établissements, même s'il ne reste qu'au niveau des propositions, est extrêmement perverse : elle contribue en effet à maintenir l'idée que, hors des grandes écoles, il n'y a pas de salut, qu'elles sont les seules à valoir les coups, à avoir quelque chose à proposer aux étudiants. Non seulement l'université et les formations courtes du type BTS disparaissent alors qu'elles apportent une contribution significative à la mobilité sociale, à la réussite des étudiants et à la formation d'une main-d'oeuvre de qualité, non seulement les formations professionnelles ne sont mêmes pas évoquées par qui ce soit, mais surtout l'idée demeure que la guerre pour les places, pour un petit nombre de formations, est tout à fait normale. On légitime un peu plus l'idée que seule compte la réussite d'un petit groupe d'étudiants, qui formeront l'élite, et que l'on peut abandonner les autres - et que, donc, pour ceux qui ne font pas partis des "élus", c'est vae victis. "
Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Divers
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Vendredi 8 janvier 5 08 /01 /Jan 09:11
Tribune intéressante de Fitoussi sur les agences de notation, qui ne sont pas sans avoir contribué à la crise financière, mais qu'on écoute de nouveau quand elles notent les pays.

Qu'on ne me dise pas que la dénonciation des comportements des agences de notation est récente, que les économistes ne l'avaient pas vu, pour preuve cet extrait d'un ouvrage de 2006 :
"D’autres insistent encore sur la nécessaire amélioration du travail des agences de notation, dont les comportements, jusqu’à présent, relèvent plutôt du mimétisme : alors qu’elles ont a priori pour mission de délivrer une information crédible sur les entreprises, permettant d’orienter les décisions des acteurs sur les marchés, on observe que les notes suivent plus qu’elles ne précèdent l’évolution des cours…"

ps : merci à Philippe N. pour l'info!
Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Divers
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Vendredi 1 janvier 5 01 /01 /Jan 15:19
C'est ce que nous dit Le Monde... Mais l'avant-veille, 18500 morts dans un incendie criminel... que fait la police???
Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Divers
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Vendredi 1 janvier 5 01 /01 /Jan 15:01
Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Divers
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Mardi 22 décembre 2 22 /12 /Déc 17:33
Vous avez une quarantaine d'années? Vous ne savez pas où passer Noël? Un conseil, ne restez pas chez vous, allez plutôt en Maison de retraite, vous serez à l'abri !

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Joyeux Noël à tous!
Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Divers
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Mercredi 16 décembre 3 16 /12 /Déc 10:42
Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Divers
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Dimanche 29 novembre 7 29 /11 /Nov 09:16
Synthèse d'un billet déprimant de Stumbling and Mumbling :

* Une étude allemande, d'abord, montre qu'il y a un fort effet du jour de semaine sur le bonheur. Les personnes sont moins heureuses le dimanche que les autres jours.Ce n'est pas parce que les gens pensent au lundi : les personnes sans emploi sont aussi moins heureuses le dimanche. En fait, l'effet dimanche est particulièrement fort pour les gens mariés, plus fort que pour les personnes seules. A tel point que la différence de bonheur du dimanche entre une personne mariée et une personne seule est 1/3 plus grande que celle entre une personne ayant un emploi et celle sans emploi...
* la deuxième étude montre que le bonheur suit une courbe en U avec l'âge, avec un minimum à 40 ans. Les auteurs suggèrent que c'est à cet âge que les échecs dans ses investissements antérieurs apparaissent. C'est autour de cet âge qu'on a le plus de chance d'avoir divorcé, que ceux qui sont sans emploi souffrent le plus, que même les personnes ayant réussi réalisent qu'elles n'iront pas aussi haut qu'espéré, que les enfants réduisent le bien-être des parents, que l'on s'aperçoit qu'on ne réalisera jamais ses rêves...
* la troisième étude avance une nouvelle explication du paradoxe d'Easterlin, en termes de capital social. Les pays qui ont connu une forte chute en termes de capital social (mesuré par l'implication volontaire des personnes dans des associations) voient leur bonheur chuter.

Lien suggéré par Chris Dillow entre les trois études : les gens anticipent mal ce qui pourra les rendre heureux. Avoir des enfants et investir en termes de carrière plutôt que dans les réseaux sociaux ne nous rend pas heureux, et pourtant c'est ce que nous faisons jusqu'à la trentaine, et nous sommes ensuite malheureux...
Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Divers
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Dimanche 15 novembre 7 15 /11 /Nov 18:14
Les résultats de l'enquête pilotée par Etienne Wasmer et Thierry Mayer viennent de sortir sous la forme d'un article en anglais. Voir le blog de Wasmer pour le résumé et pour la mise en ligne progressive des résultats ainsi que des données de base (à venir). Voir aussi cet article d'Eco89.
Lors des Journées de l'Economie, j'ai assisté à la session de présentation des résultats. Petit compte rendu, puis quelques remarques.


Participants : Etienne Wasmer, modérateur, Francis Kramarz, Michel de Vroey, Eric le Boucher.

 

Etienne Wasmer présente l’enquête.


Contexte : l'enquête a été réalisée en partenariat avec l’AFSE et ECO89 et financée par le Codice. La source d'inspiration des auteurs est l'enquête réalisée aux Etats-Unis par Whaples en 2006, qui posait 24 questions normatives envoyées à 210 personnes. Résultat : assez fort degré de consensus, notamment par rapport au libre-échange. L'objectif de la présente étude n'est pas d'établir un certain nombre de savoirs à prendre comme des vérités défintives, mais d’apprendre sur le fonctionnement de la profession.

Il y a eu 305 participants, qui ont  tous répondu aux 82 affirmations. Parmi eux, 181 non anonymes et 146 académiques. Pas d’écart massif de résultat entre anonymes et non anonymes sauf peut-être pour les personnes de la fonction publique. Les 82 affirmations portent sur 11 thèmes. 35 sont de type normatif (il faudrait que), 39 de type positif (ceci entraîne cela), 8 inclassables. 26 affirmations suggèrent qu’une intervention publique est souhaitable, 34 sont pour une logique de marché, 22 neutres.

 

Résultats : pour se prononcer sur le consensus, calcul de l’écart type entre individus sur une question ou un ensemble de questions. Consensus absolu = 0 ; consensus nul = 2. Sur cette base, on observe que  25% des questions font l'objet d'un consensus fort ou assez fort ; 10% des questions font l'objet d'un très fort dissensus. En moyenne le consensus est plutôt faible. Les résultats sont globalement les mêmes si on se concentre sur la sous-population des académiques.

Par catégorie, le consensus le plus fort concerne le logement et la  fiscalité, le consensus le moins fort concerne l'éducation/capital humain, la mondialisation, la régulation des marchés. Les deux affirmations les plus clivantes sont  1) “la concurrence entre Universités sera néfaste pour les étudiants”, 2) “L’Etat devrait nationaliser tout ou partie du secteur bancaire français afin de favoriser la stabilité du secteur français”. Les deux affirmations les plus consensuelles sont 1) “les niches fiscales permettent à des ménages riches de ne pas payer d’impôts” 2) “Les Etats-Unis devraient signer les accords de Kyoto”.

 


En reprenant l’opposition marché/Etat, on observe une relative méfiance pour le marché (moyenne de 42, sachant qu'une adhésion totale au marché aboutirait à un score de 100, une adhésion totale à l'Etat à un score de 0). Le résultat est plus fort pour les Profs d’Université/Directeurs de recherche, sans que l'écart ne soit gigantesque (49,6). Sur la base de cet écart, je m'étonne du commentaire d'Eco89 : "Détail qui ne surprendra pas, les maîtres de conférence, chargés de recherche et professeurs du secondaire sont bien moins favorables au marché et à sa main invisible que les professeurs d'université et directeurs de recherche", même si sur certains items, les différences peuvent être fortes.

 

Réactions des participants : Michel de Vroey a ensuite pris la parole, non pas pour commenter directement les résultats, mais pour traiter de la question du consensus en macroéconomie standard, dans une perspective historique. Il défend l'idée que l'opposition libéraux/anti-libéraux est par trop réductrice et propose de distinguer quatre degrés : i) plein libéralisme (laisser faire ou libéralisme régulé), ii) libéralisme mitigé (libéralisme keynésien, libéralisme de co-existence (défenseurs de l’économie mixte)), iii) anti-libéralisme mitigé (posture hybride), iv) socialisme (anti-libéralisme plein). Il insiste également sur la nécessité de distinguer entre le consensus autour de l'appareil conceptuel et le consensus autour de la cause de politique économique au service de laquelle les modèles sont mis. Il n'y a eu qu'une période de consensus sur l'aspect cause servie, pendant les trente glorieuses, autour du modèle ISLM, depuis il a disparu et, selon Michel de Vroey, il n'y a pas de raison qu'il émerge de nouveau. Il y a en revanche plutôt consensus aujourd'hui sur l'appareillage conceptuel. Ouvrage sur le sujet à venir.

 

Francis Kramarz s'est ensuite déchaîné, en s'appuyant sur l'analyse de l'affirmation "le salaire minimum ne détruit pas d'emploi". Il explique qu'on se moque de savoir ce que pensent en moyenne les économistes, qu'il convient plutôt de mener des analyses empiriques et de voir quels résultats émergent. En l'occurence, les travaux appliquées montrent qu'aux Etats-Unis il n'a pas détruit d'emplois, alors qu'en France si. Kramarz défend en fait une approche très empirique de l'économie, qui se développe via les expérimentations sociales et permet de sortir des débats trop idéologiques de l'économie. Assez d'accord avec l'idée qu'on se bat en France un peu trop à coup d'idées et trop peu à coup de chiffres, mais de mon point de vue on ne peut se satisfaire de cette approche extrème, on a aussi besoin de schémas théoriques d'ensemble permettant de penser le système économique. Pour en avoir touché deux mots à Kramarz en fin de séance, il semblait d'accord, mais disait qu'on était en France tellement à l'autre extrème, qu'il défendait une position radicale pour faire bouger les choses et que dans un autre contexte (aux Etats-Unis par exemple), il ne dirait sans doute pas la même chose.

 

On notera que Wasmer est plutôt en phase avec les premiers propos de Kramarz (article Eco89) : "Etienne Wasmer met en garde contre toute interprétation abusive de l'enquête : d'abord, ce n'est pas un sondage représentatif ; ensuite, il ne s'agit pas de dessiner un chimérique « consensus des économistes », mais plus modestement de repérer quelles sont les questions qui soulèvent le plus de divergences : "On ne peut utiliser cette enquête pour en déduire ce que pensent les économistes, ou bien pour déterminer où en est le “savoir” économique. Si je veux avoir par exemple une idée concernant l'état de la réflexion sur les effets du salaire minimum sur l'emploi, je ne vais pas consulter les résultats du sondage : je vais me plonger dans les derniers travaux de recherche sur la question. »

 

Eric le Boucher a ensuite félicité les auteurs de l'étude et mentionné que le résultat moyen "plutôt à gauche" des interrogés s'expliquait peut-être aussi par l'effet crise et les besoins actuels de régulation.


Remarques complémentaires :

* l'enquête est très mal titrée, on peut se demander pourquoi elle n'a pas été intitulée "Les controverses en économie" par exemple... Adopter ce titre, c'est nécessairement s'exposer aux critiques de Raveaud (contestables par ailleurs, il n'évoque que lles items pro-marchés alors que l'enquête contient de nombreux items pro-régulation) ou à celles, particulièrement intéressantes, de Bruno Amable. Je ne crois pas que Wasmer soit en profond désaccord avec les propos d'Amable, il n'avait sans doute pas anticipé le type de réaction qu'allait susciter son intiative et donc insuffisamment explicité ses intentions (qu'il n'hésite pas à confirmer/infirmer ici!).

* d'accord avec de Vroey, l'opposition marché/Etat est manichéenne et plutôt piégante. J'irai un cran plus loin, en adoptant une perspective coasienne (voir ici) : la structure de gouvernance à adopter (marché, Etat, structure hybride) dépend du contexte historique, social, institutionnel, spatial, etc. du problème à traiter ; on perd beaucoup de temps avec ces débats pro/anti-marché. Idée pour Etienne Wasmer : pourrait-on reventiler les items pour retrouver les catégories de Michel de Vroey? Ce ne serait pas inintéressant je trouve.

*je  crois que le job des économistes est surtout de réintroduire de la complexité dans des analyses par trop manichéennes. Ce n'est pas en disant "les économistes, qui sont des gens vraiment intelligents et très bien informés, convergent sur telle ou telle idée, que vous, béotiens que vous êtes, n'avez même pas compris" qu'on fera avancer les choses. je crois vraiment que si on veut faire avancer les gens, c'est en développant leur esprit critique, leur dire qu'il faut qu'ils s'interrogent, quand on leur avance une proposition, sur les éléments de preuve, sur des contre-arguments éventuels, etc. Ce type d'enquête, même si tel n'était pas le but des auteurs, a plutôt vocation à les faire converger sur une idée  donnée, sous prétexte qu'elle est partagée par une intelligentsia. Ca me pertube... ca fait un peu défaite de la pensée je trouve... pensez-vous que c'est mieux que les gens se disent que "les économistes ont raison" plutôt que  au hasard, "sarkozy a raison"? moi je doute, je crois qu'on a raté la cible... encore une fois, je ne pense vraiment pas que telle était l'intention des auteurs, mais il convient de se méfier d'une éventuelle instrumentalisation des résultats, ne pas faire preuve de naïveté, quoi...


 

Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Divers
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Samedi 14 novembre 6 14 /11 /Nov 09:21
Pas vraiment en direct, problème de wifi, donc en léger différé on va dire... Avec un tout petit topo sur la deuxième plénière titrée "Les démons de la crise".


Interview (vidéo) intéressante de Daniel Cohen, qui reprend pour l’essentiel des propos de son dernier livre (La Prospérité du vice). difficile de résumer, vous pouvez voir la vidéo ici (je n’ai vu que la version courte diffusée pendant les Jeco).

Son fil conducteur : i) le bonheur des individus dépend moins de leur niveau de vie que du taux de croissance, pas sûr que les français soient plus heureux aujourd’hui que dans les années 1960, même si le niveau de vie a doublé, car les perspectives de croissance sont beaucoup plus faibles, ii) on redécouvre parallèlement la loi de Malthus : la croissance potentielle bute sur la finitude du monde (épuisement des ressources rares, effet de serre, etc.), iii) la stratégie de décroissance n’est pas pertinente, il faut aller vers d’autres formes de croissance, iv) une piste à explorer est la croissance potentielle que l’on peut tirer du développement du cyber-monde, le problème étant de définir le business model de ce type d’activité, v) les outils économiques d’internalisation des externalités environnementales sont importants, doivent être développés, mais ne suffiront pas, il convient également de s’interroger sur nos valeurs.

François Bourguignon a proposé ensuite une analyse de la crise, en insistant sur un élément parfois négligé : le rôle de l’excédent d’épargne à l’échelle mondiale. L’endettement américain a été rendu possible par l’excédent d’épargne des BRICS (Brésil, Russie, Chine, Inde, Afrique du Sud). Cet excédent d’épargne va continuer à exister, ce ne sont peut-être plus les Etats-Unis qui vont l’absorber, mais il peut continuer à poser problème. La solution serait qu’un pays comme la Chine s’appuie sur cette épargne pour favoriser son développement interne, mais les plans mis en place par le gouvernement chinois n’invitent pas à l’optimisme : ils profitent essentiellement aux grandes entreprises exportatrices. Enjeu fort : dessiner les contours d’une gouvernance mondiale notamment pour gérer l’affectation de cette épargne.

à suivre : un billet sur la table ronde consacrée à la présentation de l'enquête "Les consensus en économie".

Par Olivier Bouba-Olga - Publié dans : Divers
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