Jeco en direct - épisode 2

Publié le par Olivier Bouba-Olga

Pas vraiment en direct, problème de wifi, donc en léger différé on va dire... Avec un tout petit topo sur la deuxième plénière titrée "Les démons de la crise".


Interview (vidéo) intéressante de Daniel Cohen, qui reprend pour l’essentiel des propos de son dernier livre (La Prospérité du vice). difficile de résumer, vous pouvez voir la vidéo ici (je n’ai vu que la version courte diffusée pendant les Jeco).

Son fil conducteur : i) le bonheur des individus dépend moins de leur niveau de vie que du taux de croissance, pas sûr que les français soient plus heureux aujourd’hui que dans les années 1960, même si le niveau de vie a doublé, car les perspectives de croissance sont beaucoup plus faibles, ii) on redécouvre parallèlement la loi de Malthus : la croissance potentielle bute sur la finitude du monde (épuisement des ressources rares, effet de serre, etc.), iii) la stratégie de décroissance n’est pas pertinente, il faut aller vers d’autres formes de croissance, iv) une piste à explorer est la croissance potentielle que l’on peut tirer du développement du cyber-monde, le problème étant de définir le business model de ce type d’activité, v) les outils économiques d’internalisation des externalités environnementales sont importants, doivent être développés, mais ne suffiront pas, il convient également de s’interroger sur nos valeurs.

François Bourguignon a proposé ensuite une analyse de la crise, en insistant sur un élément parfois négligé : le rôle de l’excédent d’épargne à l’échelle mondiale. L’endettement américain a été rendu possible par l’excédent d’épargne des BRICS (Brésil, Russie, Chine, Inde, Afrique du Sud). Cet excédent d’épargne va continuer à exister, ce ne sont peut-être plus les Etats-Unis qui vont l’absorber, mais il peut continuer à poser problème. La solution serait qu’un pays comme la Chine s’appuie sur cette épargne pour favoriser son développement interne, mais les plans mis en place par le gouvernement chinois n’invitent pas à l’optimisme : ils profitent essentiellement aux grandes entreprises exportatrices. Enjeu fort : dessiner les contours d’une gouvernance mondiale notamment pour gérer l’affectation de cette épargne.

à suivre : un billet sur la table ronde consacrée à la présentation de l'enquête "Les consensus en économie".

Publié dans Divers

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Olivier Bouba-Olga 15/11/2009 14:33


@teddy : j'ai séché la fin de la séance... Verdier a commencé par présenter quelques faits stylisés, notamment la forte contraction du commerce international
suite à la crise, plus forte que lors de la crise de 1929. Il a également indiqué que pas mal de mesures protectionnistes ont été mises en oeuvre, sans forcément dire leur nom (via les plans de
relance notamment). Après, je n'étais plus là!


Teddy 15/11/2009 11:52


Et pas d'info sur l'intervention de Thierry Verdier ???


yoyo 14/11/2009 15:32


"dessiner les contours d’une gouvernance mondiale notamment pour gérer l’affectation de cette épargne."

Ouhou, scary!

Ce n'est pas sur ce site où il à été fait la part belle à l'innovation?